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Train à un seul opérateur : peu de contraintes imposées à la MMA

Le directeur adjoint au transport de la MMA à Farnham, Michael Horan.
Le directeur adjoint au transport de la MMA à Farnham, Michael Horan. Photo: Radio-Canada / Photo : Martin Bilodeau
Radio-Canada

Au moment de la tragédie de Lac-Mégantic du 6 juillet 2013, seulement deux compagnies ferroviaires, dont la Montreal Maine & Atlantic Railway (MMA), avaient l'autorisation de Transports Canada de faire circuler des convois opérés par une seule personne, selon Michael Horan.

Un texte de Marie-Hélène Rousseau

Pendant son témoignage, le directeur adjoint au transport de la MMA à Farnham a affirmé qu'à sa connaissance l'autre entreprise autorisée, la Quebec North Shore and Labrador Railway (QNSL), devait remplir beaucoup plus de conditions que la MMA.

Il s'agit de la dixième journée du procès des trois co-accusés en lien avec la tragédie de Lac-Mégantic à se dérouler au palais de justice de Sherbrooke.

L’homme de 51 ans a également raconté que dès les débuts de la MMA en 2003, les gestionnaires américains ont entamé des démarches pour que les équipes à un seul mécanicien de locomotive soient permises en sol canadien comme c’était le cas depuis plusieurs années aux États-Unis. En 2009, lorsque la compagnie a obtenu cette autorisation de Transports Canada, Michael Horan a eu la tâche de former les employés. Le témoin a reconnu que le seul objectif de l’entreprise en privilégiant cette pratique était de faire des économies.

En contre-interrogatoire, l’avocat qui représente le contrôleur de la circulation ferroviaire Richard Labrie, Me Guy Poupart, a voulu savoir quelles étaient les contraintes que devait respecter la MMA pour permettre les trains opérés par un seul mécanicien de locomotive. Michael Horan a affirmé que l’ajout d’un miroir du côté du conducteur était la seule exigence supplémentaire.

« La QNSL avait des conditions beaucoup plus exigeantes? », a alors demandé Me Poupart au témoin. « Ça m’a été spécifié, oui, par des gens de Transports Canada », a répondu Michael Horan.

Les pratiques de la MMA ont changé après la tragédie

Avant la catastrophe du 6 juillet 2013, un mécanicien de locomotive qui immobilisait un train devait contacter le contrôleur de la circulation ferroviaire à Farnham pour lui signifier qu’il quittait l’endroit. Toutefois, il n’avait pas à spécifier le nombre de freins à main serrés pour sécuriser le train. Cette pratique a changé dans les jours suivant la tragédie. Michael Horan a affirmé qu’à partir du 11 juillet, il était devenu obligatoire de communiquer cette information.

Un mécanicien de locomotive appelé à la barre

François Daigle a brièvement commencé son témoignage mercredi en fin de journée. L’homme de 46 ans était l’un des trois mécaniciens de locomotive de la MMA affectés au transport de convois de pétrole brut entre Farnham et Lac-Mégantic. Son interrogatoire se poursuit jeudi.

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