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D’Évain à Londres : travailler pour un designer international

Marilyn Bastien
Marilyn Bastien Photo: Gracieuseté : Marilyn Bastien
Radio-Canada

Originaire d'Évain, Marilyn Bastien vit à Londres depuis maintenant 12 ans. Amoureuse de l'Abitibi et de la mode, la jeune femme réalise désormais un rêve : celui de mettre à profit ses talents de créatrice pour un designer reconnu mondialement.

Une rencontre d’Angie Landry

Celle qui a toujours poussé un peu plus loin cette volonté d’élargir ses connaissances sur l’industrie de la mode possède désormais un rôle-clé au sein de la griffe anglaise Paul Smith, un designer de mode reconnu mondialement.

Depuis un peu plus d’un an et demi, les efforts de Marilyn Bastien au cours des dernières années portent fruit.

Préparation pour un défilé à Londres en 2008. Préparation pour un défilé à Londres en 2008. Photo : Gracieuseté : Marilyn Bastien

« Présentement, je design des sacs pour hommes pour une compagnie très britannique. Je travaille pour la branche qu’on appelle en anglais les "leather goods", donc tous les produits qui sont faits en cuir », explique Marilyn.

Ainsi, l’Abitibienne travaille à la recherche de différents styles de sacs à proposer : que ce soit des serviettes, des sacs pour ordinateurs, des sacs de toilette ou des sacs de sport, c’est elle qui en établit la silhouette, qui dessine les patrons et qui s’assure du bon développement des échantillons de produits et du processus qui mène aux « show rooms », ces salles de montre pour les potentiels acheteurs.

Quelques produits offerts chez Paul Smith, où Marilyn Bastien travaille.Quelques produits offerts chez Paul Smith, où Marilyn Bastien travaille. Photo : Site : Paul Smith

« Plus j’avance dans mon parcours à Londres, plus j’ai une "force" de contact et de connaissances ici, qui, à long terme, est payante. En même temps, avec l’expérience que j’ai ici, ça pourrait être bénéfique si j’avais à revenir au Québec et à me chercher un emploi », explique Marilyn Bastien.

Toujours aller plus loin

Malgré son affection profonde pour Évain et son sentiment d’appartenance à la région, Marilyn Bastien raconte avoir quitté l’Abitibi-Témiscamingue à la fin de son cheminement au secondaire pour aller effectuer des études collégiales en design de mode à Montréal.

« Ce n’était pas quelque chose qui faisait peur, dit-elle. C’était quelque chose qui était logique, c’était l’étape à suivre pour me rendre où je voulais aller », avoue-t-elle.

Quand j’ai terminé mon DEC à Montréal, j’étais un peu dans cette lignée : je voulais voyager, je voulais m’améliorer, apprendre d’autres langues et je voulais voir comment la mode se vivait dans d’autres pays.

Marilyn Bastien

Motivée par cette curiosité d’aller voir le monde, une ouverture qui lui vient de ses parents, Marilyn s’est ainsi envolée il y a maintenant un peu plus d’une décennie vers Manchester, en Angleterre, où elle a d’abord fait un baccalauréat, toujours dans le domaine de la mode.

Je suis déménagée à Londres et je suis tombée en amour avec la ville, avec le buzz, avec tout ce qu’il y avait à voir, à visiter, avec toutes ses activités. J’ai trouvé que j’étais à ma place.

Marilyn Bastien

« Ça fait déjà 12 ans! », ajoute Marilyn, avec un peu de nostalgie dans la voix. « Ça va tellement vite. Il y a eu un moment, après 5 ans, où une décision était à prendre. J’étais à la croisée des chemins, où j’avais le choix de revenir à la maison, au Canada, ou bien rester ici, à Londres, et y faire ma vie ici », dit-elle.

C’est à ce moment précis qu’elle a rencontré celui qui allait plus tard devenir son mari.

« Je lui ai dit : tu tombes drôle, toi! », se souvient-elle.

Marilyn Bastien s'est mariée l'été dernier.Marilyn Bastien s'est mariée l'été dernier. Photo : Gracieuseté : Marilyn Bastien

À la suite de cette rencontre, le choix s’est avéré moins difficile à faire. « J’ai rencontré mon chum, j’ai appliqué de nouveau pour un visa d’études afin de faire une maîtrise en design textile et ça a cliqué », raconte Marilyne.

L’Abitibi dans le coeur

Amoureuse de l’Abitibi-Témiscamingue, Marilyn Bastien avoue devoir revenir dans la région chaque année pour refaire le plein.

Que ce soit pour profiter du chalet familial à St-Eugène-de-Guigues, revoir la famille ou les amis, la jeune femme dit tenir dur comme fer à sa région, et ce, même à distance.

« J’adore pouvoir parler à mes collègues de la température qu’il fait à Rouyn-Noranda l’hiver, leur montrer des photos de mes parents à côté d’un banc de neige », ricane-t-elle.

L’Abitibi m’a vraiment permis d’être proche de la nature. Je pense que lorsqu’on est dans ce mode de vie, on ne réalise pas à quel point l’Abitibi nous donne des connaissances qui nous servent toute notre vie, et partout dans le monde.

Marilyn Bastien

Abitibi–Témiscamingue

Mode et beauté