•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Québec veut améliorer le traitement des plaintes pour agression sexuelle

La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé
La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques, Manon Massé Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

L'Assemblée nationale du Québec s'engage à améliorer le traitement des plaintes de harcèlement et de violences sexuelles et demande à la ministre de la Condition féminine d'explorer des « mesures alternatives » pour traiter ces plaintes.

La porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, a présenté une motion en ce sens qui a été adoptée à l’unanimité.

La motion adoptée par l’Assemblée nationale :

  • que l’Assemblée nationale constate l’urgence de corriger les lacunes en matière de traitement des plaintes pour harcèlement et violences sexuelles dès leur dépôt ;
  • que l’Assemblée nationale demande à la ministre de la Condition féminine d’explorer toutes les mesures alternatives possibles pour accompagner, accueillir et traiter les plaintes des victimes qui le souhaitent.

En présentant sa motion, Mme Massé a apostrophé le député de Laurier-Dorion Gerry Sklavounos, qui a été éclaboussé par des allégations d’agression sexuelle l’an dernier. Mme Massé s’est tournée vers son collègue de Laurier-Dorion pour lui proposer de lui expliquer le concept qu’elle a appelé « la culture du viol ».

M. Sklavounos est allé s’entretenir avec Mme Massé peu après l’adoption de la motion et il s’est montré ouvert à discuter avec sa collègue.

« Il faut trouver un moyen de permettre aux femmes de pouvoir dévoiler ce qu’elles vivent et ensuite de pouvoir trouver des chemins pour faire en sorte qu’il y ait des amendes honorables qui soient faites », avait auparavant expliqué Mme Massé au cours d’une conférence de presse.

« Tant et aussi longtemps qu’on n’arrivera pas à collectivement réellement décider que c’est assez, qu’on n’aura pas identifié des méthodes où les femmes et les hommes victimes pourront réellement, disons, trouver réparation lorsqu’ils dénoncent des comportements inacceptables, [...] je me dis qu’on est pris dans quelque chose comme aujourd’hui où ça ne change pas », avait-elle poursuivi.

« Il n’y a pas que les rapports hommes-femmes qui sont en cause là-dedans », a déclaré la ministre de la Condition féminine, Hélène David. « Les dévoilements, les situations peuvent se passer dans toutes les communautés et pas seulement dans le milieu culturel, mais dans tous les milieux. »

« On est dans une époque où la pression doit être renversée, a pour sa part indiqué le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée. Les harceleurs et les présumés harceleurs doivent être complètement sur la défensive et savoir que ces comportements sont inacceptables, vont être dénoncés et vont avoir des conséquences. »

L’adoption de la motion de l’Assemblée nationale intervient au moment où le mouvement #moiaussi sur les réseaux sociaux incite les femmes à s’identifier lorsqu’elles ont été victimes d’agression sexuelle. Les allégations de harcèlement et d’agressions sexuelles entourant l’animateur Éric Salvail remettent également le sujet à l'avant-scène.

Société