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Une médecin autochtone pour mieux soigner la communauté

Portrait d'une femme dans un corridot. Elle porte un stéthoscope autour du cou.

La Dre Samantha Boshart travaille à Wallaceburg et l'île Walpole

Photo : Schulich School of Medicine and Dentistry

Radio-Canada

Un nouveau médecin autochtone au service des patients à Wallaceburg et à l'île Walpole, dans le sud-ouest de l'Ontario, espère contribuer à une meilleure compréhension de la médecine traditionnelle dans les soins de santé conventionnels.

La Dre Samantha Boshart travaille actuellement à temps partiel dans des cliniques de la communauté et commencera à travailler à temps plein au printemps.

« J'espère que nous pourrons développer les programmes de guérison traditionnels de telle sorte que lorsque nous aurons des patients, je pourrai m'asseoir avec le guérisseur et nous pourrons négocier quelle approche pourrait le mieux fonctionner », a-t-elle déclaré.

Anishinaabe, ses origines l'aident également à comprendre pourquoi certains membres des Premières Nations ne font pas confiance au système de santé occidental, ajoute-t-elle.

« L'histoire de ma famille, mon histoire, nous avons cela en commun, ce qui nous amène à une compréhension innée de l'histoire coloniale dans le pays. Le racisme systémique et les pensionnats expliquent aussi pourquoi il pourrait y avoir un manque de confiance », indique la Dre Boshart.

À sa connaissance, seule une douzaine de médecins autochtones travaillent au Canada, mais les récents efforts de recrutement ont permis à un plus grand nombre de jeunes de leurs communautés de faire carrière dans les soins de santé.

« Ce n'est toujours pas suffisant, mais cela va dans la bonne direction. Il doit y en avoir plus parce que cela brise vraiment beaucoup d'obstacles », note-t-elle.

Pour George Sioui, de la Première Nation huronne et ancien coordonnateur du programme d’études autochtones de l’Université d’Ottawa, il s'agit d'un moment charnière.

« Je pense qu'on est sur la bonne voix lorsqu'on reconnaît la contribution spirituelle et émotionnelle d'autres gens. On commence à parler un langage qui crée de la confiance et de l'unité au lieu de la désunion », dit-il.

 

Windsor

Autochtones