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Inquiétudes et questionnement des Cris au sujet de la légalisation du cannabis

L'ancien négociateur du gouvernement de la Nation crie Abel Bosum a été élu grand chef du Grand Conseil des Cris (GCC).

L'ancien négociateur du gouvernement de la Nation crie Abel Bosum a été élu grand chef du Grand Conseil des Cris (GCC).

Photo : Youtube/Rupert Stream

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Cris du Québec sont préoccupés par la légalisation du cannabis et se demandent, entre autres, quel modèle de distribution adopter dans leurs communautés.

« Il y a beaucoup de questions sans réponse », a confié le nouveau grand chef Abel Bosum du Grand Conseil cri au journal The Nation.

Test de salive pour les conducteurs aux facultés affaiblies, qualité du cannabis récréatif, âge minimum de consommation : de nombreux enjeux sociaux et de santé publique entourent la consommation de cannabis, qui deviendra légale le 1er juillet 2018.

Le grand chef Bosum consulte nombre d’intervenants, tout particulièrement le Conseil de santé cri, qui se penche déjà sur les différents impacts de la légalisation.

Dans la foulée de la réunion, à la fin septembre, des Premières Nations avec Québec pour évaluer la loi légalisant le cannabis – rendez-vous auquel le grand chef Bosum n’a pu se rendre –, le gouvernement de la nation crie a tenu le 4 octobre une rencontre préliminaire des chefs de tout le territoire Eeyou Istchee.

« Ce qui ressort de cette première rencontre, c’est que tout le monde est touché, dit Abel Bosum. Personne ne veut se précipiter et personne ne dit que c’est bien. »

« Nous avons déjà beaucoup de problèmes sociaux liés à l’alcool et des magasins de cannabis ne feraient qu’ajouter au stress et aux problèmes qui pèsent sur nos communautés. »

— Une citation de  Abel Bosum, grand chef du Grand Conseil cri

Le grand chef, qui voit le cannabis comme la porte d'entrée menant aux drogues dures, est particulièrement inquiet des risques de problèmes de santé chez les jeunes « qui commencent à fumer vers 10 ou 12 ans ».

« En ce qui concerne les Premières Nations, la nation crie devra prendre une décision », poursuit-il dans l’entrevue. En ce moment, il n’y a pas d’alcool sur certaines réserves. Une fois que la loi passera ou sera sur le point de passer, il faudra décider comment nous allons réglementer celle-ci. »

Au bout du compte, consommer du cannabis demeurera toutefois un choix bien personnel, laisse tomber Abel Bosum.

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