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L’immigration plus importante que jamais pour pallier la pénurie de travailleurs

Trois femmes et une jeune fille attentent à l'aéroport avec des pancartes.

L'immigration constitue une partie importante de la solution au défi démographique du Nouveau-Brunswick selon le Conference Board du Canada.

Photo : iStock

Radio-Canada

Une perte d'environ 1000 travailleurs par année rend l'accueil de nouveaux arrivants plus que jamais nécessaire pour le Nouveau-Brunswick, selon l'économiste Richard Saillant.

Un texte de Gabrielle Lemieux

Selon le rapport intitulé L’immigration au Canada atlantique du Conference Board du Canada présenté mardi à une conférence d'experts sur l'immigration à Saint-Jean, le Canada atlantique connaîtra une forte diminution de sa main-d’œuvre d’ici 2035, en raison notamment de la vague croissante de départs à la retraite chez les baby-boomers.

Le Nouveau-Brunswick perd chaque année environ 1000 travailleurs, affirme l’économiste Richard Saillant, principalement parce que les gens prennent leur retraite et ne sont pas remplacés, soit par des jeunes qui entrent sur le marché du travail ou par de nouveaux arrivants.

Richard Saillant souligne qu’historiquement, la main d’oeuvre a été le moteur de notre croissance économique.

« Depuis que les premiers baby-boomers ont pris leur retraite, au tournant de la dernière décennie, on s’est retrouvé dans une situation où la population active, au lieu d’être la source de croissance de l’économie, est maintenant un frein en ce sens qu’on perd des travailleurs annuellement », explique-t-il.

Le rapport note que les provinces de l'Atlantique travaillent déjà à remplacer ces travailleurs, notamment en rapatriant les citoyens déménagés ailleurs au Canada, en attirant des investissements étrangers et en encourageant l’innovation et l’esprit d’entreprise. Le rapport précise également que les provinces cherchent à attirer et à garder de nouveaux arrivants.

Richard Saillant estime que le flux migratoire devra doubler afin de combler l’éventuel problème de main-d’oeuvre.

« Je pense qu’il y a de la place pour miser davantage sur l'immigration, surtout lorsqu’on voit le nombre d’emplois qui ne sont pas comblés à travers la province et pas seulement dans les grands centres. »

Miser sur les petites communautés

Bien que cela représente un défi, il faut tenter d’attirer des nouveaux arrivants dans les petites communautés, souligne l'économiste.

« La plupart des petites communautés dans le Nord ont une population vieillissante. Il y a des industries qui auront besoin de travailleurs. Si l’on ne comble pas ce besoin en travailleurs, il y a une possibilité pour que certaines activités n’aient plus lieu, qu’elles se déplacent ailleurs qu’au N.-B. C’est un réel défi. »

Nouveau-Brunswick

Société