•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

ENFFADA : la famille Catcheway ne comprend pas que son témoignage ait été reporté

Les parents de Jennifer Catcheway, Bernice et Wilfried Catcheway.

Les parents de Jennifer Catcheway, Bernice et Wilfried Catcheway, doivent témoigner vendredi en privé dans l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'audience publique de Bernice et Wilfried Catcheway, les parents de Jennifer Catcheway, a finalement été reportée à vendredi après l'appel d'un avocat travaillant auprès de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA). Le couple qui ne pourra témoigner qu'en privé estime être lésé par rapport aux autres familles.

« La raison [...] c'est qu'ils ne veulent pas mettre en danger le dossier », a expliqué Bernice Catcheway, dont la fille a été déclarée disparue le 19 juin 2008, le jour de ses 18 ans.

La famille devait témoigner mardi, selon l'emploi du temps organisé par l'Enquête. Elle dit avoir attendu neuf ans pour raconter publiquement l'histoire de sa fille, Jennifer. Bernice Catcheway dit s'être beaucoup exprimée publiquement depuis la disparition de sa fille et ne comprend pas pourquoi elle ne peut pas parler maintenant.

« Ils ont dit qu'on pouvait témoigner, mais en privé. J'ai refusé », a-t-elle expliqué.

Dans un courriel, l'avocate de la commission d'enquête, Christa Big Canoe, a indiqué qu'elle ne pouvait révéler des informations sur des conversations privées des familles ou des survivants pour une question de confidentialité.

« On a expliqué à la famille qu'elle avait différentes options quant à la façon dont elle pouvait raconter son histoire dans le cadre du processus de collecte d'informations, mais que dans certaines circonstances elle ne pouvait pas s'exprimer en public », a souligné Christa Big Canoe.

« L'équipe de juriste doit prendre le temps d'évaluer chacun des dossiers. »

La famille Catcheway indique que son témoignage est maintenant prévu vendredi, mais devra se faire dans le cas d'un cercle de partage avec huit à dix familles, sans la présence d'un commissaire.

Bernice Catcheway explique que, au lieu des deux heures qu'elle devait avoir mardi, elle n'aura désormais que 20 minutes pour témoigner.

« Ils réduisent notre temps, mais on ne peut pas limiter ce que nous attendons de dire depuis neuf ans », estime la mère de Jennifer Catcheway. « C'est très mal organisé. »

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !