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Avenir incertain pour le centre Chez Willie, à Val-d’Or

Chez Willie, à Val-d'Or

Chez Willie, à Val-d'Or

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La survie du centre de jour pour itinérants Chez Willie, à Val-d'Or, est en péril. Le financement d'urgence qu'avait obtenu le Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or pour offrir ce service est arrivé à terme.

Avec les renseignements d’Émélie Rivard-Boudreau

Pourtant, ce projet a été cité mardi comme une initiative exemplaire à la Commission d'enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics (CERP).

Même lors d'un après-midi ensoleillé, cinq personnes profitaient de l'accueil du centre de jour Chez Willie. Autochtones ou pas.

Avoir une place où trouver de l'aide, de n'importe quoi. On est bien ici. Tout le monde se sent à l'aise.

Bénéficiaire du centre

Lors d'une journée froide et pluvieuse, près d'une vingtaine de personnes à la fois s'y réfugient.

C'était le cas dimanche dernier, raconte l'accueillante Marie-Jane Wabanonik.

Le monde arrivait tout mouillé parce qu'ils avaient froid.

Marie-Jane Wabanonik

Cependant, le Centre d'amitié se bat pour conserver ce service, qui coûte 260 000 $ par année.

Selon la directrice, Dominique Parent, les heures d'ouverture sont réduites depuis la semaine dernière.

En ce moment, c'est le centre qui absorbe tout ça, parce que c'est trop important. Chez Willie, c'est un service qui est essentiel pour nous. Alors là, on est un peu sur le respirateur artificiel. Par contre, on regarde avec nos partenaires pour trouver des solutions.

Dominique Parent

Selon la chercheuse de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), Carole Lévesque, Chez Willie est l'exemple parfait d'un service qui est culturellement sécurisant pour les Autochtones.

Carole Lévesque, chercheuse de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Carole Lévesque, chercheuse de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS)

Photo : Radio-Canada / Catou MacKinnon

« On n'est pas jugé, on est en sécurité, les intervenants travaillent de façon différente. C'est plus sécuritaire pour les femmes. La personne est considérée comme une personne, c'est plus humain. On respecte le parcours et le rythme de la personne », explique-t-elle.

Carole Lévesque considère que plusieurs services publics devraient tirer des leçons de ce projet.

 

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