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  • Le 50e anniversaire de la série sur Pierre Le Moyne d’Iberville

    Devant des bâtiments en pierre, Albert Miller dans son rôle de Pierre Le Moyne d'Iberville.

    Albert Millaire dans son rôle de Pierre Le Moyne d'Iberville.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le 18 octobre 1967, Radio-Canada diffuse le premier épisode de la série télévisée québécoise D'Iberville. Filmée sur l'île d'Orléans, à proximité de Québec, la production cinématographique retrace la vie du capitaine de vaisseau et militaire Pierre Le Moyne d'Iberville à travers ses différents voyages de la France à la baie d'Hudson.

    « Je suis Albert Millaire. Pierre Lemoyne d’Iberville sur votre écran », annonce le célèbre comédien lors de l’ouverture du film de présentation le 11 octobre 1967, une semaine avant le début de la diffusion officielle de la télésérie.

    D'Iberville, 18 octobre 1967

    Sur le plateau, Pierre Gauvreau donne ses directives aux acteurs qui doivent « escalader une palissade pour tirer sur un anglais qui ne meurt jamais parce qu'on charge à blanc les canons de mousquets ». Les techniciens déplacent le décor, les éclairent, les défont et recommencent.

    Séquences de la série, travail sur l’arrière-plateau, fabrication des maquettes : le court extrait de D’Iberville, un film de présentation démontre l’ampleur des effectifs de tournage à l’époque.

    D'Iberville, 11 octobre 1967

    Une chorégraphie soigneusement dirigée

    Le ballet, 275 jours de tournage, est orchestré par Claude Robert, le directeur de production, qui transmet les ordres à partir de sa chambre d’hôtel à Québec. L’équipe de production est composée de 608 comédiens et figurants : un travail titanesque.

    Chaque matin, trois camions-remorques transportent le matériel requis pour le tournage de Québec vers l’île d’Orléans : 850 costumes, 100 litres de maquillage et les 325 perruques, qui doivent être coiffées chaque matin. L’appel des comédiens et figurants, lui, a lieu la nuit, entre 2 h 30 et 5 h du matin.

    Le film de présentation nous permet également d’apercevoir le jeune maquettiste Frédéric Back à l’œuvre. Celui-ci travaillera, par la suite, au département d’animation de Radio-Canada. Il y réalisera plusieurs films, dont L’homme qui plantait des arbres, gagnant d’un Oscar.

    Tournage d'une scène pour la série D'Iberville.

    Tournage d'une scène pour la série D'Iberville.

    Photo : Radio-Canada

    De petits décors pour des combats gigantesques

    Les canons de bois sont transportés à force de bras sur le plateau de tournage. Les 37 vaisseaux reconstitués l’ont été selon les plans et devis de la marine française. Des détails importants lorsque vient le temps de filmer Le Pélican dans les brumes du détroit d’Hudson.

    Une entreprise canadienne se spécialisant dans la fabrication de dispositifs balistiques a confectionné, sur commande, des détonateurs spéciaux de taille réduite pour les armes miniatures.

    Collaboration entre Radio-Canada, l'Office de radiodiffusion télévision française (ORTF), Radiodiffusion-Télévision Belge (RTB) et la Société Suisse de Radiodiffusion, la production des 39 épisodes, diffusés entre le 18 octobre 1967 et le 10 juillet 1968, a coûté plus de 2 millions de dollars.

    Des navires s'apprêtent à prendre une forteresse dans cette scène de la série télévisée D'Iberville.

    Scène de la série télévisée D'Iberville.

    Photo : Radio-Canada

    Qui est Pierre Le Moyne d’Iberville?

    Soldat, capitaine de vaisseau, explorateur, Pierre Le Moyne d’Iberville est baptisé à Montréal le 20 juillet 1661. En 1686, il entre au service du roi de France et part, la même année, en expédition militaire contre des postes anglais dans la région de la baie d’Hudson. Fondateur de la Louisiane en 1704, ce héros de la Nouvelle-France est reconnu pour avoir pris les armes contre l’armée anglaise durant une grande partie de sa vie. Il tient d’ailleurs une place importante dans la mémoire collective. Il serait mort à La Havane le 9 juillet 1706.

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