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Élection à Laval : attaques et déclaration au débat de la Chambre de commerce

Marc Demers, Alain Lecompte, Michel Trottier, Jean-Claude Gobé et Sonia Beaudelot ont échangé pendant environ 1 h 30 sur des thèmes économiques.

Marc Demers, Alain Lecompte, Michel Trottier, Jean-Claude Gobé et Sonia Beaudelot ont échangé pendant environ 1 h 30 sur des thèmes économiques.

Photo : Radio-Canada / Francis Labbé

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier, et possiblement le seul débat entre les candidats à la mairie de Laval s'est déroulé lundi midi à la Chambre de commerce. Un débat « fade » selon certains spectateurs, qui aura tout de même permis d'entendre les partis sur une foule de sujets.

Un texte de Francis Labbé

La formule visait à permettre à chaque candidat de s’exprimer sur un thème précis, mais il n’y avait aucune interaction directe entre eux. Malgré tout, comme il y a quatre ans, Marc Demers a été l’objet de plusieurs attaques.

Cette fois, on ne s'en prend plus à son lieu de résidence ou à sa légitimité, mais bien à son bilan. Les attaques les plus virulentes sont provenues de Jean-Claude Gobé, chef d’Action Laval et aussi chef sortant de l’opposition à l’hôtel de ville.

« Il n’y a rien qui se passe. Les seuls projets d’envergure qui ont été annoncés par le maire actuel ont été lancés sous Gilles Vaillancourt. Le reste, ce sont des petites choses ou c’est le néant. On a un problème. Il faut revendre Laval. Il faut lui redonner sa force », a lancé M. Gobé.

La chef du parti Avenir Laval, Sonia Beaudelot, a poursuivi sur cette lancée : « La bureaucratie à Laval est incroyable. Pour avoir un permis, ça peut prendre jusqu’à un an pour simplement changer une petite enseigne pour un magasin. »

Le maire sortant, Marc Demers, a défendu son bilan : « Lors de notre arrivée, ça prenait jusqu’à deux ans à un entrepreneur pour avoir une réponse. Depuis plus d’un an, en trente jours, un entrepreneur obtient une réponse quant à l’orientation de son projet. »

« Sur ces statistiques, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante a remis un prix à la Ville de Laval, comme étant la ville [avec laquelle il est le plus facile de] faire affaire au Québec », a poursuivi le maire sortant.

Marc Demers a aussi été attaqué sur les hausses de taxes imposées aux résidents de Laval ces dernières années.

« J’écoutais le maire encore une fois, ça fait quatre ans que je l’entends. Des slogans, des slogans, pas d’idées, pas de vision […] Un homme sans influence, au niveau régional, au niveau provincial et fédéral. Laval a besoin de retrouver sa splendeur »

— Une citation de  Jean-Claude Gobé, chef, Action Laval

Des partis moins connus

Le débat a également permis aux partis moins connus de se faire valoir auprès de la clientèle d’affaires.

Alain Lecompte, co-chef de l’Alliance des conseillers autonomes, a insisté sur l’importance du rôle des conseillers municipaux dans les prises de décisions municipales.

« Les conseillers municipaux, dans les autres villes, ont le droit de parler aux directeurs de services. On va réintégrer ça. En ce moment, le conseil [municipal] n’est pas en fonction. C’est le prolongement de M. Demers et tout le monde dit "oui-oui" quand il dit quelque chose. »

— Une citation de  Alain Lecompte, co-chef, Alliance des conseillers autonomes

Le Parti Laval de Michel Trottier a répété son intention de favoriser le développement de commerces de proximité.

« Actuellement, il y a un déséquilibre entre les investissements dans le centre-ville et dans les quartiers. Nous, on veut corriger ça. Certains disent qu’il faut un maire à Laval. Je dis qu’il faut une équipe compétente, innovante et ouverte »

— Une citation de  Michel Trottier, chef, Parti Laval

Sonia Beaudelot, chef d’Avenir Laval a pu répéter son intention de baisser les taxes foncières, qu’elles considère trop élevées.

« Depuis quatre ans, on a une ville sans vision. On a même une opposition sans vision, une opposition qui n’existait pas. […] La taxation, on va la baisser. »

— Une citation de  Sonia Beaudelot, chef, Avenir Laval

Des spectateurs sur leur appétit

La formule du débat a permis à chaque chef de parti de se prononcer sur plusieurs sujets, comme la bureaucratie municipale, les politiques de développement économique et le développement des jeunes entreprises. Par contre, l’absence d’échange direct a semblé alourdir la séance, qui a tout de même duré environ une heure trente.

« Sincèrement, c’était endormant un peu. La plupart des candidats lisaient beaucoup », a lancé un spectateur. « J’ai trouvé le débat très neutre, fade même », a rajouté un deuxième, en précisant toutefois qu’il avait apprécié pouvoir entendre la position de chacun des partis sur tous ces sujets.

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