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Action Gatineau veut que le « parti fantôme » sorte de l'ombre

Deux hommes et trois femmes lors d'un point de presse devant les micros des journalistes.

Le candidat au poste de conseiller dans le District de Hull-Wright, Cédric Tessier, insiste pour que les candidats indépendants qui se consultent soient plus transparents.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le candidat d'Action Gatineau dans le district de Hull-Wright, Cédric Tessier, ainsi que le candidat à la mairie Maxime Pedneaud-Jobin persistent et signent : les conseillers indépendants qui ont des échanges durant la campagne électorale devraient être plus transparents au sujet de leurs rencontres.

« On peut travailler en équipe, mais il faut qu'on le dise, qu'on travaille en équipe », a insisté M. Tessier lors d'un point de presse lundi.

Ce dernier affirme qu'il n'a rien contre le fait que des candidats prennent un café ensemble.

Il a néanmoins qualifié la rencontre de vendredi dernier entre Jocelyn Blondin et Louise Boudrias - tous deux des conseillers indépendants sortants - et Maxime Tremblay, qui travaille aux côtés du candidat à la mairie Denis Tassé, de « parti fantôme ».

Maxime Pedneaud-Jobin voudrait aussi que les candidats indépendants soient plus transparents s'ils se rencontrent, même s'il a souligné qu'un tel phénomène n'est pas nouveau en politique municipale.

« Vous savez qui est dans notre équipe, pourquoi, c'est quoi nos convictions communes, sur quoi on va voter ensemble, qui nous finance. Nous autres, c'est clair », a-t-il lancé.

Notre dossier sur les élections municipales 2017 au Québec 

Une sortie qualifiée de « déplorable » et d'« enfantillage »

Ceux que le candidat d'Action Gatineau dans Hull-Wright montre du doigt nient catégoriquement faire équipe en secret.

« [Cédric Tessier] entend la même chose que moi : le parti est en train de perdre de la popularité en ce moment. C'est une stratégie pour dire : "Si vous votez pour elle, peut-être qu'elle a un parti fantôme" », a souligné Louise Boudrias.

Un femme sur le trottoir d'une rue passante de Gatineau lors d'une entrevue.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La conseillère indépendante sortante du district du Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond.

Photo : Radio-Canada

Je trouve ça déplorable, de sortir quelque chose comme ça quand c'est faux et qu'il n'y a aucune preuve, et que c'est faux.

Louise Boudrias, conseillère sortante du district du Parc-de-la-Montagne-Saint-Raymond

Maxime Tremblay a pour sa part qualifié la sortie de M. Tessier d'« enfantillage », en ajoutant qu'en aucun temps l'équipe dont il fait partie n'a partagé de ressources avec des candidats indépendants.

Quant à Jocelyn Blondin, il soutient que de rencontrer un nouveau venu sur la scène politique municipale avec d'anciens collègues du conseil n'a rien d'un parti politique.

Des lignes floues

S'ils rejettent l'idée qu'ils forment présentement une équipe, les candidats indépendants qui se sont rencontrés disent toutefois qu'ils ont certains points de vue en commun, sans pour autant dire qu'ils ont la même allégeance politique.

« Pour être un parti, ça prend un programme de parti et une vision commune. On partage des idées, mais ce n'est pas un parti », a soutenu Mme Boudrias.

Même si ces affinités ne poussent pas forcément les politiciens indépendants à s'allier, elles peuvent néanmoins nuire à leurs efforts de transparence.

C'est du moins ce qu'avance la professeure agrégée à la Faculté de sciences sociales de l'Université d'Ottawa, Anne Mévellec.

« Parce que ce ne sont que des affinités, il n'y a pas de question de loyauté ou de solidarité qui serait obligatoire. C'est donc ce côté souple qui est difficile à expliquer [quand un candidat dit] : "Je me présente avec le candidat à la mairie et je vais le soutenir". Mais la question qui survient après, c'est le soutenir jusqu'à quand, sur quoi et en retour de quoi? », a déclaré la spécialiste de la politique municipale en entrevue à l'émission Sur le vif.

Avec les informations de la journaliste Nathalie Tremblay

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