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La dette doit-elle nous inquiéter?

une calculatrice

54% des Canadiens n'ont pas de plan financier.

Photo : iStock

Radio-Canada

En 2005, le maire de Saguenay, Jean Tremblay, se vantait d'avoir l'une des villes les mieux gérées au Québec, avec une dette en perte de vitesse. Voilà que 11 ans plus tard, il s'apprête à laisser au prochain maire une créance deux fois et demie plus élevée et qui dépasse les 400 millions de dollars.

Une analyse de Catherine Paradis et Michel Gaudreau

La dette de Saguenay est passée de plus de 165 millions de dollars en 2005 à au moins 428 millions de dollars en 2016.

Toutes proportions gardées, cette créance est la plus élevée de toute la région et dépasse même, par habitant, celles d’autres villes comparables comme Sherbrooke et Trois-Rivières.

 

Si ce tableau ne s'affiche pas correctement, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

Saine gestion à l’unisson

Tous les candidats à la mairie de Saguenay veulent réduire la cadence de l’endettement à Saguenay.

1 % d’augmentation [des taux d’intérêt] équivaut à 4,5 millions directement de charges supplémentaires à la municipalité.

Arthur Gobeil, candidat indépendant

Une politique de gestion de la dette donne des balises au conseil municipal.

Josée Néron, chef de l’Équipe du renouveau démocratique

Quand on a un projet, faut le faire à l’intérieur de notre marge de manoeuvre.

Jean-Pierre Blackburn, candidat indépendant

Comme tout bon gestionnaire, on veut payer notre hypothèque de maison donc progressivement, il va falloir baisser notre dette.

Dominic Gagnon, chef du Parti des citoyens de Saguenay

Ailleurs dans la région

Le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT) calcule maintenant les dettes des villes par unité d’évaluation, c’est-à-dire que la dette est divisée par le nombre de comptes de taxes que la ville envoie.

Comme l’indique le tableau suivant, une maison, une usine, un commerce ou encore un terrain représentent chacun une unité d’évaluation, qu’ils soient occupés par une ou plusieurs personnes.

Illustration de résidents habitant dans la même maison et d'une usine représentant chacun une unité d'évaluation.

Le gouvernement calcule maintenant la dette par unité d'évaluation plutôt que par habitant.

Photo : Radio-Canada

Selon les plus récentes données, la Ville d’Alma est la moins endettée de la région par unité d’évaluation.

Il faut maintenir la cadence qu’on fait là parce qu’on est les plus performants à peu près au Québec.

Marc Asselin, maire d’Alma
 

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Gérer à crédit ou non?

Le maire d’Alma, Marc Asselin, se vante d’avoir payé la moitié des investissements des huit dernières années avec de l’argent comptant.

On ne gère pas une ville comme on gère nos finances personnelles. Il ne faut pas faire payer les générations d’aujourd’hui pour des investissements qui vont durer 15 ans.

Guy Larouche, maire de Roberval

La position du maire de Roberval, Guy Larouche, trouve écho chez Vincent Morin, directeur du département des sciences économiques et administratives à l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Selon M. Morin, Alma fait preuve d’une gestion très prudente. « Ça a des avantages, mais ça a aussi des inconvénients. Ça ne veut pas dire que pas de dette du tout, c’est une meilleure gestion qu’avoir un bon niveau de dette », explique le spécialiste.

Il ajoute que les grandes villes ont des rôles accrus en matière de services à la population, comme les corps policiers par exemple, ce qui nécessite un niveau de dette acceptable.

Saguenay–Lac-St-Jean

Politique municipale