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Bombardier étudie la possibilité de vendre une partie de ses activités aéronautiques

Des employés de Bombardier travaillent sur des appareils CS300 de la C Series, le 28 septembre 2017, à l'usine de Mirabel.

Des employés de Bombardier travaillent sur des appareils CS300 de la C Series, le 28 septembre 2017, à l'usine de Mirabel.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

L'imposition de droits compensatoires et antidumping de 300 % par le département du Commerce américain amènerait Bombardier à considérer différentes stratégies, dont la vente d'une partie de ses activités aéronautiques, rapporte l'agence Bloomberg.

L’avionneur québécois étudierait la possibilité de vendre ses unités de jets turbopropulsés Q400 et ses jets régionaux, ont indiqué des gens qui ont demandé l’anonymat parce qu’il s’agit de discussions exploratoires. Airbus ferait partie des sociétés qui ont été approchées.

Interrogée à ce sujet en point de presse lundi, la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, Dominique Anglade, a mis l'accent sur l'importance de maintenir les emplois au Québec.

« Je comprends que Bombardier regarde d’autres alternatives, a-t-elle dit. Mais ce qu'il est très important pour nous de mentionner, c’est que dans toutes les discussions que nous avons eues avec Bombardier, la priorité pour nous, ce sont les emplois que nous avons ici au Québec, et de nous assurer qu’à terme, nous maintenons ces emplois-là et que nous puissions continuer le développement et l’innovation ici, au Québec. »

À un journaliste qui lui demandait si Québec pourrait investir dans le Q400 et les jets régionaux CRJ, la ministre a répondu « que le gouvernement avait fait sa part en termes d’investissements. »

À la recherche d'investisseurs

Or, Bombardier serait également à la recherche d’investisseurs.

Une vente d’actifs ou des investissements procurerait des capitaux à Bombardier, qui fait face à des droits compensatoires et antidumping de près de 300 % pour ses avions de la C Series.

De plus, Bombardier a été récemment écarté d’une transaction dans le domaine ferroviaire lorsque ses rivaux Siemens et Alstom ont regroupé leurs activités.

En entrevue à Bloomberg, le consultant en aéronautique Richard Aboulafia, de Teal Group, estime que le Q400 pourrait trouver plus facilement preneur que les jets régionaux.

Cela étant, des sources de l'aéronautique interrogées par Reuters doutent de l'intérêt d'Airbus pour le Q400, car l'avionneur européen est déjà actionnaire d'un concurrent, ATR, qui contrôle 75 % du marché des avions turbopropulsés.

Aucune décision n’a encore été prise, indiquent les sources interrogées par Bloomberg. Les discussions pourraient ne pas aboutir, ont-elles ajouté.

Ce n’est pas la première fois que Bombardier discute avec des partenaires pour ses programmes aéronautiques. En octobre 2015, Airbus avait refusé de s’engager dans le programme de la C Series.

Au cours des dernières semaines, Bombardier a été visée à deux reprises par le département du Commerce des États-Unis, qui lui a imposé un droit antidumping de 79,82 % et des droits compensatoires de 220 % pour ses avions de la C Series vendus aux États-Unis, le plus important marché du monde.

Ces sanctions découlent d'une plainte de l’avionneur américain Boeing. Ce dernier accuse Bombardier d’avoir été financé par de l’argent public et d’avoir ainsi pu vendre au rabais des appareils de la C Series au transporteur Delta.

Cette décision « relève d’une application excessive et totalement inappropriée de certaines lois américaines, visant de toute évidence à empêcher les avions de la C Series à accéder au marché des États-Unis, sans égard aux impacts négatifs sur l’industrie aéronautique, les emplois, les compagnies aériennes et les voyageurs américains », avait déploré Bombardier dans un communiqué.

Avec les informations de Bloomberg, et Reuters

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