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Les professeurs des collèges de l'Ontario déclenchent une grève

Des arbres se trouvent devant l'édifice.

Les professeurs de la Cité collégiale à Ottawa sont en grève à compter du 16 octobre.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les professeurs des 24 collèges de l'Ontario affiliés au Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) sont en grève dès lundi matin.

C'est ce que confirment tant le Conseil des employeurs des collèges que la porte-parole du SEFPO, Mona Chevalier. Le SEFPO représente 13 000 professeurs, instructeurs, conseillers et bibliothécaires en Ontario.

À Ottawa, la grève touche, entre autres, les 5000 étudiants qui fréquentent La Cité ainsi les quelque 20 000 étudiants inscrits au Collège Algonquin.

« [Lundi] on va voir des lignes de piquetage sur les campus des différents collèges de l’Ontario. À La Cité, il y aura des lignes de piquetage. On va sensibiliser les gens sur les enjeux qui sont importants pour nous et dont l’employeur n’a pas voulu même discuter, négocier. »

— Une citation de  Mona Chevalier, présidente du syndicat du personnel scolaire, La Cité

Les principaux points au coeur du litige comprennent notamment les augmentations salariales, davantage de libertés académiques et l'embauche de professeurs à temps plein supplémentaires, car selon Mme Chevalier, seul le quart des professeurs travaillent à temps plein.

Le syndicat a rejeté l'offre finale qu'avait présentée l'employeur mardi dernier. Ses représentants avaient fait une contre-offre samedi.

« On avait espoir [...] que ça relancerait les discussions de négociations, mais l'employeur n'a intégré aucune de nos demandes, réduites à trois demandes qui étaient vraiment revues », a expliqué Mona Chevalier.

« Injuste » et « inutile », selon les employeurs

De son côté, le Conseil des employeurs des collèges a déploré par voie de communiqué le déclenchement de cette grève qu'il a qualifié d'« injuste » pour les étudiants et d'« inutile ».

La partie patronale a également fait valoir que les demandes des travailleurs feraient grimper les coûts annuels de 250 millions de dollars et qu'elles pourraient « compromettre la qualité des programmes collégiaux ».

« On ne peut pas vraiment accepter des demandes qui entraîneraient des coûts supplémentaires de 250 millions de dollars par année ou qui limiteraient la responsabilité des gestionnaires dans la supervision de la qualité des programmes. »

— Une citation de  Christiane Émond, conseillère en ressources humaines, Conseil des employeurs des collèges

La partie patronale juge que sa dernière offre était bonne et que le syndicat devrait la soumettre au vote de ses membres.

Les deux parties ont déploré les conséquences de la grève sur les étudiants. Mona Chevalier a invité ces derniers à se rallier à la cause des professeurs.

« Ce qu’on est en train de revendiquer, c’est gagnant pour les étudiants. La valeur de leur diplôme va dépendre du fait qu’on donne une liberté académique aux professeurs et que les administrateurs ne se permettent pas de façon unilatérale de changer les notes des professeurs ou de dicter de quelle manière les choses se font », a-t-elle plaidé. « Si on veut qu’ils aient une qualité d’éducation [...] ils ont besoin d’avoir davantage de professeurs dans le système à plus long terme. »

Mme Chevalier a indiqué que la grève se poursuivrait tant que l'employeur ne démontrerait pas d'intérêt à discuter de leurs demandes.

De son côté, la conseillère en ressources humaines du conseil, Chrisitiane Émond a assuré que les collèges mettraient en place des plans d'intervention pour que les étudiants ne perdent pas leur année scolaire.

Avec les informations de Roxane Léouzon

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Ontario