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Assaut final contre Raqqa en grande partie évacuée

Des civils syriens prenaient la fuite, le 13 octobre 2017, de secteurs encore contrôlés par le groupe armé État islamique à Raqqa.

Des civils syriens prenaient la fuite, le 13 octobre 2017, de secteurs encore contrôlés par le groupe armé État islamique à Raqqa.

Photo : Associated Press / Via Mezopotamya Agency

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les miliciens des Forces démocratiques syriennes (FDS) ont lancé dimanche ce qu'ils disent être l'assaut final pour déloger les djihadistes du groupe armé État islamique (EI) de leur dernière poche de résistance dans la ville de Raqqa, dont une grande partie des combattants et des civils ont été évacués.

« La bataille va continuer jusqu'à ce que toute la ville soit débarrassée des terroristes qui refusent de se rendre, y compris les combattants étrangers », dit un communiqué des FDS, la milice arabo-kurde qui assiège la ville avec le soutien de la coalition sous commandement américain.

Le porte-parole des FDS, Talal Selo, a déclaré à Reuters qu'il ne restait plus que 200 à 300 djihadistes, presque tous étrangers, après l'évacuation de 275 combattants syriens et de la quasi-totalité des civils qu'ils retenaient.

D'après Laila Mostafa, une membre du Conseil civil de Raqqa appelé à diriger la ville libérée de l'EI, le chiffre de 275 incluait les familles des combattants syriens. Aucun étranger n'a quitté la ville, a-t-elle assuré.

Le départ de ces djihadistes syriens s'est achevé durant la nuit dans le cadre d'un accord conclu avec les chefs tribaux de Raqqa pour « limiter les pertes civiles », avait déclaré plus tôt dans la journée un autre porte-parole des FDS, Mostafa Bali.

Les combattants de l'EI ont emmené des civils pour s'en servir comme boucliers humains, mais ils ont refusé de les libérer une fois sortis de la ville, comme ils s'y étaient engagés, a-t-il ajouté.

Le dernier front

Le convoi à destination de la province de Deir Ezzor, dernière zone d'influence de l'EI en Syrie, le long de la frontière avec l'Irak, était toujours à la mi-journée en territoire contrôlé par les FDS.

Après quatre mois de siège, la chute de Raqqa, capitale de fait de l'EI en Syrie depuis plus de trois ans, semble en tout état de cause imminente.

« Nous nous attendons encore à des combats difficiles », a néanmoins prévenu Ryan Dillon, porte-parole de la coalition américaine.

Raqqa avait été la première grande ville à passer sous la coupe de l'EI en 2014 et c'est à partir de là que le groupe djihadiste a orchestré de nombreux attentats à l'étranger et mis en scène des atrocités destinées à terroriser ses ennemis.

Sa chute marquera l'effondrement final du « califat » rêvé par le chef de Daech, Abou Bakr Al-Baghdadi, après la reprise de sa capitale irakienne, Mossoul, en juillet.

Les derniers territoires contrôlés par l'EI se situent dans la vallée de l'Euphrate, de part et d'autre de la frontière syro-irakienne.

Du côté syrien, les djihadistes doivent faire face à plusieurs offensives, l'une menée par les FDS, l'autre par les forces gouvernementales de Damas appuyées par des milices iraniennes et par l'aviation russe.

Ces forces ont annoncé samedi la reprise de la ville d'Al Mayadine, sur les bords de l'Euphrate.

Syrie : l'engrenage de la guerre 

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