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ALENA : le Canada solidaire du Mexique

Justin Trudeau fait signe de la main avec un large sourire aux lèvres.

Le premier Justin Trudeau est accompagné du président du Sénat mexicain, Ernesto Cordero.

Photo : Associated Press / Marco Ugarte

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Même si Donald Trump évoque clairement la possibilité d'une entente bilatérale entre le Canada et les États-Unis pour remplacer l'ALENA et que Justin Trudeau se dit « prêt à tout », le Canada n'a pas l'intention de larguer pour autant le Mexique.

Un texte de Mathieu Gohier, des Coulisses du pouvoir

Dans ce dossier du libre-échange qui occupe plusieurs ministres fédéraux, le ministre des Transports et président du comité ministériel sur les relations canado-américaines rappelle l'importance du Mexique dans ces négociations.

En entrevue à l'émission Les coulisses du pouvoir, Marc Garneau illustre le choix du gouvernement canadien.

« On sait qu'on doit être prêts à toute éventualité, mais la position qu'on prend en ce moment dans nos négociations, c'est qu'il faut trouver un terrain d'entente pour les trois pays », dit-il.

Si le Canada fait ses devoirs dans le scénario où les États-Unis demandent une entente bilatérale, le ministre rappelle qu'il est encore trop tôt pour spéculer.

Si une décision est prise par un des pays avec qui on négocie, on doit être prêt à cette éventualité, mais on traversera le pont quand on y sera.

Une citation de : Marc Garneau, ministre fédéral des Transports

Des demandes « inacceptables »

Alors que le quatrième cycle de négociations se poursuit en banlieue de Washington, les demandes américaines sur une clause de résiliation de l'ALENA et l'augmentation importante de la proportion de pièces américaines dans les voitures construites en Amérique du Nord font bondir le Canada.

Le ministre des Transports, Marc Garneau, discute de sécurité aérienne durant une conférence de presse à Ottawa, le jeudi 23 février 2017.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre des Transports, Marc Garneau, discute de sécurité aérienne durant une conférence de presse à Ottawa, jeudi le 23 février 2017

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Si elles sont jugées « inacceptables » par le ministre des Transports, ces demandes font néanmoins partie d'un processus normal de négociations. Marc Garneau soutient que le Canada en a vu d'autres.

« On a vu ça avec l'ALENA, on a vu ça lors des négociations avec l'Union européenne, mais ce qui compte, c'est le résultat à la fin des négociations. [...] On a des attentes, on les met sur la table, on verra ce qui va arriver, et à la fin, on acceptera seulement un traité de libre-échange qui est bon pour le Canada », soutient M. Garneau.

L'entrevue complète avec Marc Garneau sera diffusée dimanche à 11 h (HAE) à l'émission Les coulisses du pouvoir, et en rediffusion à 12 h 30 (HAE), sur ICI RDI.

Les manufacturiers québécois inquiets

Les propositions déposées par les négociateurs américains lors de ce quatrième cycle n'ont rien de rassurant pour les exportateurs québécois et canadiens.

La présidente-directrice générale de Manufacturiers et Exportateurs du Québec, Véronique Proulx, souligne d'ailleurs que les demandes dans le domaine automobile ont également été décriées par les producteurs américains.

« Nos membres sont en désaccord avec cette proposition-là, bien sûr, tout comme les négociateurs canadiens. L'industrie américaine s'est aussi mobilisée contre les propositions qui ont été faites. On a vu la Chambre de commerce américaine se lever pour dire que de telles mesures vont nuire à la compétitivité de l'industrie nord-américaine », indique-t-elle.

Véronique Proulx ajoute que d'augmenter la proportion de pièces américaines dans les voitures qui peuvent être vendues sans tarif en vertu de l'ALENA rendrait moins concurrentiels les constructeurs nord-américains par rapport à leurs concurrents asiatiques.

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