•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Élections municipales : les femmes plus nombreuses, lentement mais sûrement

Projet Montréal, Valérie Plante de Projet Montréal,  Sonia Baudelot de Parti Avenir Laval et Sylvie Parent d’Action

Projet Montréal, Valérie Plante de Projet Montréal, Sonia Baudelot de Parti Avenir Laval et Sylvie Parent d’Action

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Même si plus de femmes se présentent aux élections municipales cette année, il reste encore beaucoup de travail à faire, selon la présidente de la Commission Femmes et gouvernance de l'Union des municipalités du Québec (UMQ), Nathalie Simon. Elle propose notamment de réviser la loi régissant les municipalités qui, d'après elle, est encore trop peu flexible pour s'adapter aux besoins des politiciennes.

Le pourcentage de candidates est passé de 28,8 % en 2013 à 31,3 % en 2017, selon les chiffres préliminaires dévoilés récemment par le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT).

Plus de 4000 femmes briguent un poste de préfet, de maire ou de conseiller au niveau municipal pour les élections du 5 novembre, alors qu'elles étaient plus de 3800 en 2013.

C'est en examinant les élections d'avant 2013 qu'on remarque une plus grande progression des candidatures féminines. En 2005, elles formaient à peine 25 % des candidatures et, quatre ans plus tard, un peu plus de 26 %.

Selon Mme Simon, qui est aussi mairesse de Châteauguay, ce n'est pas suffisant. Elle croit qu'il faut appuyer sur l'accélérateur pour atteindre la parité dans les prochaines années, et cela passe par la conciliation travail-famille.

« Il faut se donner des outils plus souples, sur les réunions, les façons de faire... Présentement, c'est très encadré par la Loi [sur les cités et les villes] », a-t-elle dit en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

Elle estime que la loi provinciale mériterait d'être revue pour permettre à des élus de participer à des rencontres par conférence téléphonique ou de manquer des réunions, par exemple pendant un congé de maternité.

En ce moment, un élu municipal dispose d'un congé parental maximal de 18 semaines. S'il dépasse cette période, son mandat prend fin.

C'est d'autant plus difficile de concilier travail-famille pour les nombreux maires qui n'ont pas de poste à temps plein et qui doivent de plus travailler ailleurs, souligne Mme Simon.

La représentante de l'UMQ se réjouit malgré tout de ce progrès. Son organisation a d'ailleurs fait une tournée du Québec pour intéresser les femmes à la politique municipale, qu'elles perçoivent encore comme un milieu d'hommes, selon Mme Simon.

« Il faut continuer de pousser davantage, parce que la parité, si on continue à ce rythme, on ne l'aura pas avant 40 ans », a-t-elle estimé.

Plus de femmes jeunes

Fait intéressant, les politiciennes représentent une proportion importante des élus les plus jeunes, selon les données du ministère.

Dans la catégorie des 18 à 34 ans, 39,7 % des candidats sont des femmes. Chez les 34 à 44 ans, ce chiffre grimpe à 40,9 %.

Leur pourcentage décline ensuite graduellement à partir de 45 ans. Et, à 65 ans et plus, elles représentent moins de 20 % des candidatures.

Une tendance similaire avait été observée en 2013.

S'il y a une augmentation constante des femmes à travers le temps, les candidatures jeunes des deux sexes, elles, sont en légère baisse.

Le pourcentage de candidatures des 18 à 34 ans est passé de 9 % en 2013 à 8,7 % cette année. On ne dénombre que 1125 jeunes de 18 à 34 ans sur le total de 12 965 candidats.

Ce sont les 55 à 64 ans qui représentent la plus grande proportion des candidats, avec un pourcentage de 31,2 %. Les groupes de 45 à 54 ans et de 65 ans et plus représentent chacun un peu plus de 21 % des candidatures.

L'âge moyen, qui était de 53 ans en 2013, a augmenté à 54 ans cette année.

D'autres chiffres

  • Le nombre d'élus par acclamation a diminué très légèrement, passant de 4400 en 2013 à 4382 en 2017.
  • Plus de 55 % des candidats à l'élection n'étaient pas engagés en politique avant aujourd'hui; de ce nombre, 33,7 % sont des femmes et 33,3 % sont âgés de 44 ans.
  • C'est à Laval et en Abitibi-Témiscamingue qu'il y a le plus de candidates, avec des pourcentages respectifs de 40,6 et 40,2 %. En revanche, dans le Centre-du-Québec et dans Chaudière-Appalaches, seulement un peu plus de 26 % des candidats sont des femmes.
Notre dossier sur les élections municipales 2017 au Québec 

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !