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Le don d'organes, une question encore difficile au Québec

Caroline Fortier espère que la sensibilisation au don d'organes permettra d'aider d'autres enfants comme sa fille Maélie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Sensibiliser la population au don d'organes est une tâche autant difficile qu'importante pour Caroline Fortier, dont la petite fille Maélie, 6 ans, attend une greffe du cœur depuis plusieurs mois.

Depuis le 6 mars, on attend. Il y a eu des hauts et des bas. On ne pourra jamais savoir quand ça va être. Ça dépend des donneurs.

Caroline Fortier

En entrevue à RDI Matin Week-end, la mère de famille estime qu'il faut davantage mettre l'accent sur le don d'organes. « On aimerait que les gens en discutent, en famille, entre amis ou en couple... pour qu'ils puissent éclairer les opinions sur les dons d'organes », explique-t-elle.

Au Québec, une famille de donneurs potentiels sur quatre hésite encore à autoriser le don d'organes, n'ayant souvent pas eu l'occasion d'aborder ce sujet avec leurs proches.

Selon Caroline Fortier, il faut donc non seulement promouvoir la signature de la case désignée au don d'organes au verso de la carte d'assurance maladie, mais aussi provoquer des discussions sur la question.

Peu d'appelés, encore moins d'élus

On la voit sur son lit d'hôpital, avec l'appareil qui lui sert de cœur artificiel.

La petite fille Maélie, 6 ans, attend un nouveau coeur

Photo : Courtoisie

Moins de 1 % des patients décédés peuvent ultimement faire don de leurs organes. Le cas de Maélie est d'autant plus difficile en raison de son jeune âge, puisqu'elle ne peut recevoir qu'un organe de taille réduite.

« Il y a très peu d'enfants qui décèdent, heureusement », explique le directeur et fondateur du Centre de prélèvement d'organes de l'Hôpital du Sacré-Cœur, Pierre Marsolais, qui travaille auprès des familles de donneurs.

Au-delà de signer sa carte [d'assurance maladie pour autoriser le prélèvement d'organes], ce qui est encore plus important, c'est d'en parler avec sa famille.

Pierre Marsolais

« On ne veut pas obliger les gens à donner non plus », précise Caroline Fortier, qui veut conscientiser le plus grand nombre de personnes possible. Celle-ci se dit d'ailleurs « déchirée » par le désir de sauver son enfant, qui implique pourtant la mort d'une autre personne. En attendant, la petite Maélie survit grâce à un cœur artificiel.

« Un donneur peut donner jusqu'à huit organes » à autant de personnes différentes, précise pour sa part le Dr Marsolais. « Mieux nous pourrons accompagner les familles pour leur donner du courage, et plus nous pourrons sauver de vies. »

Voilà pourquoi Pierre Marsolais et Caroline Fortier s'associent au « Défi chaîne de vie », une série d'activités prévues cette fin de semaine pour informer la population sur le don d'organes. Les activités, qui débutent ce samedi à l'occasion de la Journée mondiale du don d'organe et de la greffe, ont lieu à Montréal et dans 13 autres villes et régions du Québec.

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