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Corruption : le président sud-africain Jacob Zuma à nouveau menacé d'un procès

Le récit de Frédéric Nicoloff

La Cour suprême de l'Afrique du Sud rétablit les accusations de corruption qui pèsent contre le président Jacob Zuma dans une affaire de ventes d'armes.

La justice a rejeté un appel du chef de l'État visé par 783 inculpations de corruption, fraude fiscale et extorsion de fonds dans le cadre de ce dossier et rouvre ainsi la voie à un éventuel procès.

Cette décision de la Cour suprême accentue la pression qui pèse sur Jacob Zuma, confronté à plusieurs scandales auxquels il a su échapper jusque-là, notamment en affirmant que les accusations étaient motivées politiquement.

Une victoire pour la justice, selon l’opposition

La réaction du principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), n’a pas tardé. Son chef Mmusi Maimane a salué une « victoire pour la justice, pour l'État de droit et pour l'Afrique du Sud ».

La loi s'applique à tous, quel que soit son statut.

Mmusi Maimane , chef de l'Alliance démocratique

« Si le président est innocent comme il le clame, il doit laisser un tribunal en juger », a ajouté M. Maimane.

Jacob Zuma a réagi par la voie de la présidence qui s'est réjouie dans un communiqué que M. Zuma puisse désormais « présenter ses arguments » au parquet afin qu'il rende « une décision fondée ».

Les faits remontent à 1999 lorsque Jacob Zuma était vice-président. On lui reproche d'avoir touché des pots-de-vin pour un contrat d'armement équivalant à 6,2 milliards de dollars canadiens, signé par l'Afrique du Sud avec plusieurs entreprises européennes.

Il avait été formellement inculpé, mais ces poursuites avaient été abandonnées en 2009 au motif qu’elles étaient motivées politiquement. Jacob Zuma était alors engagé dans une bataille politique avec le président de l'époque, Thabo Mbeki.

L’affaire a tout de même valu à M. Zuma un limogeage de son poste de vice-président en 2005, mais il a fait un retour triomphal en 2007 en accédant à la direction du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) et a réussi à obtenir la chute du président Mbeki un an plus tard.

En 2009, après avoir été libéré de toute poursuite, M. Zuma a accédé à la présidence de l'Afrique du Sud.

Depuis, le chef de file de l’opposition formée par l'Alliance démocratique n’a pas cessé de demander à la justice la réouverture du dossier.

La décision de la Cour suprême vendredi constitue un nouveau revers pour M. Zuma en fin d’un mandat entaché par de nombreux scandales.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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