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Trouver sa voie dans le sport extrême

Un homme se promène à vélo sur une route devant un boisé

Martin Caron a terminé l'Ironman de Whistler en neuf heures et neuf minutes.

Photo : Martin Caron

Radio-Canada

Martin Caron, un retraité de 39 ans, de Squamish, en Colombie-Britannique, participera à son 8e Ironman samedi à Kona, dans les îles hawaïennes. L'ancien entrepreneur en construction originaire de Saint-Jean-de-Dieu, au Québec, confie avoir insufflé de la passion dans sa vie grâce au sport d'endurance.

« J'étais un workaholic. Je n'avais pas de passion, à part mon travail », avoue celui qui a choisi de prendre sa retraite avant 40 ans pour profiter des quelques années qu'il lui reste, croit-il, à performer dans des manifestations sportives de haut niveau.

C'est comme spectateur à l'Ironman de Penticton qu'il a eu l'étincelle. Sa compagne l'a ensuite inscrit en cachette à l'Ironman de Whistler la même année. C'était le début d'un amour infini pour l'entraînement physique qui fait de lui un meilleur être humain.

« Je m'entraîne, je mange bien, je suis en bonne santé physique. Oui, je suis une meilleure personne qu'avant, sauf une semaine avant une course », raconte l'athlète autodidacte.

Il a suivi des cours de natation, s'est inscrit au gym, comptabilise tous ses temps, ses battements cardiaques, et son entraînement qu'il orchestre lui-même sans aide est devenu « un travail à temps plein ».

Je m'entraîne entre 20 et 25 heures par semaine quand je me prépare pour une course, et ça inclut beaucoup de repos.

Martin Caron, athlète

Parcours Ironman

  • Nage : 3,8 km
  • Bicyclette : 180 km
  • Course : 42,2 km

Martin Caron a déjà neuf courses à son actif cette année, dont une deuxième place à l'Ironman de Whistler, mais une première place dans sa catégorie d'âge. Il a terminé la course en neuf heures et neuf minutes. C'est cet exploit qui lui a offert sa place à l'Ironman de Kona.

Un homme en vêtements de course en train de courir le long d'un parcoursAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Martin Caron dit être plus faible en natation mais qu'il se rattrape en vélo et à la course en finale

Photo : Martin Caron

La chaleur brise le mental

Ce sera sa deuxième participation à Kona samedi. « Il y a deux ans, je suis arrivé deux semaines à l'avance et ce n'était pas assez pour m'acclimater à la chaleur », avoue-t-il.

Cette fois-ci, il s'est rendu à Hawaii 25 jours à l'avance pour mieux préparer son corps à la chaleur extrême. Les prévisions annoncent une température de 31 degrés avec des possibilités d'orage.

Il a encore en tête les aventures de son Ironman de Cozumel, au Mexique, alors que la chaleur l'avait brisé mentalement, lui faisant presque abandonner la course.

Je me suis ramassé un bloc de glace de 10 livres et j'ai couru 10 kilomètres avec, sans ça je n'aurais pas fini.

Martin Caron, athlète

Pourquoi se pousser à l'extrême?

« Ça me donne un brin de bonheur et il y a toujours quelque chose à apprendre sur soi-même dans le sport », explique l'athlète, qui a ainsi ravivé une ancienne flamme.

« J'ai toujours rêvé d'enseigner l'éducation physique, et là, ça pourrait me mener à être entraîneur de triathlon. »

Martin Caron n'a, par contre, pas l'intention de sortir de sa retraite professionnelle avant cinq ans. Il souhaite garder le cap sur ses propres prouesses, à commencer par l'Ironman de Kona samedi.

« J'ai fait trop de courses cette année, j'ai un gros bagage de fatigue que je traîne avec moi, mais on verra comment ça va aller. »

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Colombie-Britannique et Yukon

Sports