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L'Ontario veut réglementer l'utilisation du mot « biologique »

Étalage de tomates zébrées, jaunes, rouges et orange

Des tomates biologiques au marché Dufferin Grove, à Toronto

Photo : Radio-Canada / Jonathan Bouchard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un projet de loi privé déposé à l'Assemblée législative de l'Ontario vise à limiter l'utilisation du mot « biologique » à des producteurs qui ont obtenu une certification.

Un texte de Claudine Brulé

C'est une demande qui est faite entre autres par le Conseil biologique de l'Ontario, qui représente les producteurs qui font pousser leurs aliments ou élèvent leurs animaux sans avoir recours aux produits chimiques, fertilisants, pesticides ou OGM, par exemple.

Aucune certification n'est actuellement requise pour utiliser le mot « biologique » dans la vente d'un aliment en Ontario, tant qu'il est produit et consommé dans la province, explique Tom Manley, président du Conseil biologique de l'Ontario.

« Pour traverser une frontière internationale ou interprovinciale, il y a un règlement fédéral qui exige une certification, mais à l'intérieur de la province il n'y en a pas. »

— Une citation de  Tom Manley, président du Conseil biologique de l'Ontario
Tom Manley sourit à la caméra; il tient un seau de farine dans une main et des graines dans l'autre.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tom Manley est président du Conseil biologique de l'Ontario et à la tête de l'entreprise agricole Homestead Organics

Photo : Gracieuseté de Tom Manley

Il ajoute que certains producteurs utilisent à tort l'appellation, ce qui mine la confiance des consommateurs, qui hésitent à payer plus pour un produit dont ils n'ont pas la certitude qu'il est exempt de pesticides et d'herbicides.

Le projet de loi privé a été déposé conjointement par le néo-démocrate Peter Tabuns et la conservatrice Sylvia Jones.

« Pour les gens qui investissent dans les fermes bio, il est nécessaire d'avoir confiance qu'il y aura un marché pour le bio, un marché dans lequel les consommateurs ont confiance. »

— Une citation de  Peter Tabuns, député de Toronto-Danforth (NPD)

La députée de Dufferin-Caledon, Sylvia Jones, dit qu'il est « juste de protéger cette désignation pour les producteurs et les agriculteurs qui sont passés à travers le processus [de certification biologique], qui peut prendre jusqu'à trois ans ».

Réticences gouvernementales

Le Conseil biologique de l'Ontario affirme qu'une réticence émise par le gouvernement porte sur les coûts associés à une certification obligatoire. Tom Manley croit qu'il s'agit d'un mythe et que les inspecteurs provinciaux pourraient s'occuper de faire respecter de nouvelles règles.

Le ministre de l'Agriculture, Jeff Leal, réplique que le logo Foodland Ontario Organic est maintenant disponible et ne peut être utilisé que par les producteurs ontariens certifiés. Il ajoute que des consultations auront lieu cet automne pour comprendre les besoins de l'industrie des aliments biologiques.

Un marché en croissance

Le Conseil biologique de l'Ontario dit que le marché des aliments biologiques est évalué à plus de 1,4 milliard de dollars, et croit de 10 % par an. M. Manley ajoute : « Avec une prime importante sur le prix des produits biologiques, les gens veulent savoir qu'ils en ont pour leur argent ».

Quatre provinces canadiennes ont adopté ou sont sur le point d'adopter des lois pour limiter l'utilisation du mot « biologique ».

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