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Le milieu rural gagne tranquillement le cœur des infirmières de l'USB

Des étudiants en soins infirmiers de l'Université de Saint-Boniface visitent une centre de soin en milieu rural.
C'est la quatrième année que les étudiants en soins infirmiers de l'Université de Saint-Boniface ont visité des établissements de santé situés en milieu rural. Photo: Radio-Canada / Wildinette Paul

Depuis quatre ans, l'Université de Saint-Boniface en partenariat avec le Consortium national de formation en santé et l'organisme Santé en français organise des visites dans des établissements de santé en milieu rural. Tout doucement, l'initiative créée pour faire face au manque de professionnels bilingues dans les communautés rurales porte ses fruits, selon les responsables des organismes.

Le recrutement d'infirmières bilingues dans les régions rurales continue d'être un défi au Manitoba. Pour cette raison, l'Université de Saint-Boniface a organisé jeudi la visite de trois établissements de la région Santé Sud, soit l'Hôpital Notre-Dame, le Centre médico-social de Salaberry et l'Hôpital Sainte-Anne, avec une trentaine de finissants du programme des sciences infirmières.

« C'est difficile de recruter des infirmières, bilingues ou non bilingues, et c'est encore plus difficile de trouver des infirmières bilingues qui souhaitent venir travailler en milieu rural », explique Mona Spencer, directrice des soins de santé à Notre-Dame-de-Lourdes et à Saint-Claude.

Jeudi, elle recevait un groupe de futures infirmières inscrites dans le programme de soins infirmiers de l'Université de Saint-Boniface.

Elle reconnaît que si la plupart des postes sont pourvus à Saint-Claude et à Notre-Dame-de-Lourdes, ce n'est pas toujours avec du personnel bilingue. Elle précise que le mandat de ces établissements est d'atteindre l'objectif d'avoir 100 % des postes pourvus par du personnel bilingue. Actuellement, elle indique que 50 % du personnel est bilingue.

De son côté, la coordonnatrice du Consortium national de formation en santé à l'Université de Saint-Boniface, Jacqueline Fortier, dit voir de plus en plus de diplômés prendre des postes en milieu rural, souvent parce qu'ils viennent eux-mêmes de petites communautés rurales.

Elle explique, en revanche, que l'établissement ne collecte pas de données quant aux nombres de diplômés qui se rendent dans les régions rurales. Elle estime que « sur un groupe de 40, environ 10 % décident d'exercer dans un milieu rural ».

Cette tendance encourage les régions rurales à multiplier les efforts pour attirer les finissants en soins infirmiers.

Jocelyne Therrien a entendu l'appel et a décidé de tenter l'aventure. Cette diplômée de l'Université de Saint-Boniface en 2016 se dirige vers une carrière en milieu rural.

« Ce qui m'a poussée à faire le choix, ici, à Notre-Dame-de-Lourdes, c'est la variété des soins que je pouvais pratiquer », affirme Mme Therrien, qui explique sa décision en partie grâce à une visite organisée par son université.

« Ça m'a vraiment ouvert les yeux sur toutes les possibilités qui s'offrent à nous à Santé Sud et les options disponibles pour faire notre travail en français. »

Malgré l'intérêt que suscite le milieu rural pour de plus en plus de finissants, la situation reste précaire, rappelle Lise Voyer, gestionnaire du recrutement et de la promotion des carrières auprès de l'organisme Santé en français.

« Il n'y a pas assez de personnel bilingue pour tous les postes que nous avons dans la province, pour pourvoir ces postes-là. Et puis, ça veut dire une lacune dans la prestation de service en français dans les communautés bilingues », observe-t-elle.

Santé en français compte désormais étendre sa stratégie de recrutement aux universités anglophones de la province.

Manitoba

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