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Malgré l'incertitude, le Groupe Lebel embauche

Du bois d'oeuvre
Le Groupe Lebel a embauché une quizaine de nouveaux travailleurs pour ses usines de Dégelis et de Squatec. Photo: Radio-Canada / Gilles Munger
Radio-Canada

En dépit des nombreuses ambiguïtés entourant l'industrie du bois d'oeuvre, le Groupe Lebel va embaucher une quinzaine de nouveaux employés dans ses usines du Témiscouata. Selon le président de l'entreprise, Frédéric Lebel, la conjoncture actuelle permet d'appuyer sur l'accélérateur de la production.

Un texte de Jérôme Lévesque-Boucher

Ces embauches permettront d'ouvrir un nouveau quart de travail à l'usine de Dégelis à partir du 16 octobre. De plus, le Groupe Lebel souhaite rouvrir une petite scierie à Squatec, usine qui était opérationnelle en alternance avec celle de Biencourt. « En gros, on voudrait opérer toutes nos usines en même temps », explique Frédéric Lebel.

Malgré la décision du département du Commerce des États-Unis de taxer le bois d'oeuvre canadien à hauteur de 27 %, il n'en demeure pas moins que la demande pour la matière première est bien réelle chez nos voisins du Sud. Les nombreux ouragans sont en partie responsables de cette demande.

Une des deux taxes est suspendue jusqu'en décembre, soit le droit compensatoire d'un peu plus de 19 %. Ça nous donne de l'oxygène et ça nous permet de procéder à ces embauches-là.

Frédéric Lebel, président du Groupe Lebel

Cela signifie que d'ici décembre, seule la taxe antidumping de 6,9 % s'applique. Du même souffle, Frédéric Lebel souligne que mis à part la série de catastrophes naturelles ayant touché nos voisins américains, la demande a été très forte là où la météo a été plus clémente.

Des emplois temporaires

Toutefois, Frédéric Lebel se voit contraint d'offrir ces emplois de façon temporaire. Les conclusions des négociations à venir sur le bois d'oeuvre étant trop abstraites pour l'instant, il est impossible de garantir que la cadence de production demeurera la même.

Après décembre, il y a plusieurs si. On ne pense pas que les Américains soient plus sages qu'ils ne l'ont été dans le passé. Donc on peut promettre du travail seulement pour un certain nombre de semaines.

Frédéric Lebel, président du Groupe Lebel
Des arbres coupés en rondins sont transportés par camion.Frédéric Lebel affirme que la demande en bois d'oeuvre demeure importante aux États-Unis. Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Ces contrats de travail sont d'une durée allant de 12 à 25 semaines. Dans un contexte où la main-d'oeuvre se fait rare au Bas-Saint-Laurent, Frédéric Lebel n'a d'autre choix que de faire preuve d'originalité pour trouver des employés. « On essaie de se "matcher" avec des entreprises saisonnières pour offrir du travail à l'année à ces travailleurs. Que voulez-vous, on est rendus là! »

Le président rappelle que le gouvernement provincial avait promis d'annoncer les paramètres du programme Essor afin de venir en aide aux entreprises forestières qui pourraient être percutées par le vent de protectionnisme américain. « Ça va nous aider à y voir plus clair. On devrait avoir ça dans les prochaines semaines. »

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