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500 000 $ pour le centre de recherche gaspésien Mérinov

Les pêcheurs se préparent pour le début de la saison de pêche au homard dans la zone 25 dans les maritimes.
Des pêcheurs de homard Photo: Radio-Canada / Catherine Dumas
Radio-Canada

Mérinov reçoit plus de 500 000 $ en subvention pour la réalisation de cinq projets liés aux nouvelles technologies dans le secteur des pêches, dont la création d'un appât alternatif pour la pêche au homard.

Un texte de Léa Beauchesne d'après les informations de Bruno Lelièvre

Pour attirer les homards dans les casiers, les pêcheurs utilisent ce qu’ils appellent de la « bouette », un appât normalement constitué de poisson frais, comme du hareng ou du maquereau.

Si Mérinov planche sur la création d'une solution de rechange, c'est que la pratique devient problématique, selon le directeur général de Mérinov, David Courtemanche.

C’est du poisson qui pourrait aussi être destiné à la consommation humaine. Donc maintenant, on va s’organiser pour que ce poisson-là prenne la voie de l’alimentation humaine plutôt que la voie de la bouette.

David Courtemanche, directeur général, Mérinov

Mérinov embauche une centaine de personnes dans ses quatre centres de recherche répartis en Gaspésie, aux Îles-de-la-Madeleine et sur la Côte-Nord.

Une usine de transformation du homardUne usine de transformation du homard Photo : Associated Press / Robert F. Bukaty

Le directeur ajoute que la ressource se fait de plus en plus rare dans le Golfe du Saint-Laurent, ce qui en augmente la valeur.

« De la bouette qui coûtait, il y a une dizaine d’années, 11 sous la livre, bien maintenant, ça coûte entre 1 $ et 1,25 $ la livre. »

Ce projet s’exécute en partenariat avec d’autres centres de recherche ailleurs dans le monde. « Ce que ça amène, c’est un influx de compétences dans les deux sens », ajoute le directeur.

Le travail des chercheurs de Mérinov va bon train et le produit serait même bientôt au point. David Courtemanche refuse d’en dire davantage pour le moment, évoquant le secret industriel. Il explique par contre que des tests de goût et d'odeur font partie de la création de l'appât pour vérifier son efficacité.

Les cinq projets de Mérinov

  • Développer une méthode d'évaluation des durées de conservation des produits marins;
  • Mettre au point un autre appât pour la pêche au homard;
  • Évaluer le potentiel commercial de la collagénase du crabe des neiges;
  • Tester des technologies de broyage et de séchage des coproduits marins pour en augmenter leur stabilisation;
  • Développer un outil de diagnostic-conseil sur les performances énergétiques et environnementales des usines de transformation.

C’est la députée fédérale de Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine, Diane Lebouthilier, qui a fait l’annonce de cette subvention d’un demi-million de dollars.

La ministre décrit l’innovation dans l’industrie de la pêche comme primordiale pour la région.

Quand on regarde au niveau de la Gaspésie, les pêches, le tourisme, l’éolien : ce sont nos trois piliers fondamentaux, c’est là-dessus que notre économie se développe.

Diane Lebouthilier, députée de Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine
La députée Diane Lebouthilier annonce une subvention pour Mérinov.La député Diane Lebouthilier annonce une subvention pour Mérinov. Photo : Radio-Canada

La ministre espère que les recherches réalisées en Gaspésie pourront être exportées à l'extérieur du Québec, ce que souhaite aussi Mérinov.

Le directeur général explique que les cinq projets s’inscrivent sur plusieurs années. « Ce sont des enjeux qui sont importants. Il y a de la recherche qui se fait partout à travers le monde sur ces enjeux-là. Ça fait des décennies dans certains cas. On est très bien positionné. »

Mérinov embauche une centaine de personnes dans ses quatre centres de recherche répartis en Gaspésie, aux Îles-de-la-Madeleine et sur la Côte-Nord.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Industrie des pêches