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Pénurie de main-d'oeuvre : opération séduction auprès des nouveaux arrivants

Le SANA de Trois-Rivières met de l'avant plusieurs arguments pour inciter les nouveaux arrivants à venir s'établir à Trois-Rivières.

Le SANA de Trois-Rivières met de l'avant plusieurs arguments pour inciter les nouveaux arrivants à venir s'établir à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Camille Carpentier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que les besoins de main-d'oeuvre sont criants dans plusieurs domaines de la Mauricie, quelques organismes tentent d'attirer les nouveaux arrivants à la Foire nationale de l'emploi de Montréal en vantant les atours de la région.

Un texte de Camille Carpentier

Moins de temps dans les bouchons de circulation, proximité de la garderie, tranquillité, accès à la nature : voilà certains des arguments avec lesquels les Services d’accueil aux nouveaux arrivants (SANA) de Trois-Rivières, de Shawinigan et de la MRC de Maskinongé espèrent convaincre les nouveaux arrivants d’adopter la Mauricie.

Le temps, on le passe en famille et avec les amis. C’est quelque chose qu’on a à offrir aux gens de Montréal.

Ivan Alonso Suaza, directeur du SANA de Trois-Rivières
Ivan Alonso Suaza présente une carte qui sera distribuée à la Foire nationale de l'emploi de Montréal pour inciter les nouveaux arrivants à adopter Trois-Rivières.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ivan Alonso Suaza présente une carte qui sera distribuée à la Foire nationale de l'emploi de Montréal pour inciter les nouveaux arrivants à adopter Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Camille Carpentier

Pour attirer les familles et les jeunes travailleurs, les SANA, les chambres de commerce et les organismes d’employabilité font front commun.

« On est ici pour pour inciter les immigrants qui sont actuellement à Montréal à s’en venir à Shawinigan, à démystifier qu’est-ce que la région de la Mauricie, explique la directrice du SANA de Shawinigan, Marie-Claude Brûlé. Et aussi, leur faire connaître les emplois qu’il y a chez nous. »

Pénurie de main-d’oeuvre

Les emplois ne manquent pas dans la région. À Shawinigan, les entreprises oeuvrant dans les technologies de l'information (TI) sont continuellement à la recherche de main-d’oeuvre qualifiée.

« La ville de Shawinigan est de plus en plus connue pour avoir des besoins de main-d’œuvre en TI. On a des gens qui viennent nous voir directement pour en savoir plus sur la ville de Shawinigan pour savoir c’est quoi les besoins de main-d’œuvre dans ces domaines-là », ajoute Marie-Claude Brûlé.

Si le problème est également criant dans l’industrie de la restauration, notamment, les entreprises manufacturières de la MRC de Maskinongé cherchent quant à elles à pourvoir 400 postes non spécialisés.

Des entreprises arrêtent leur développement, parce qu’il manque de main-d’œuvre.

Geneviève Scott, directrice de la Chambre de commerce de la MRC de Maskinongé

Le défi d’attirer des travailleurs dans les plus petites municipalités est bien réel.

Joëlle Françoise Dallot devant l'espace réservé à la MRC de Maskinongé à la Foire nationale de l'emploi de Montréal.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Joëlle Françoise Dallot devant l'espace réservé à la MRC de Maskinongé à la Foire nationale de l'emploi de Montréal.

Photo : Marie-Claude Brûlé

« On incite tout le monde, les nouveaux arrivants, les Québécois ou les Canadiens, à venir sur la MRC parce que beaucoup d’entreprises ont besoin de main-d’oeuvre et n’arrivent pas à trouver suffisamment de personnes qui veulent vivre en région », indique Joëlle Françoise Dallot, agente à l’établissement durable au SANA de la MRC de Maskinongé.

Il y a une grosse promotion des grosses villes, mais les régions, les gens ne connaissent pas. Particulièrement les nouveaux arrivants.

Joëlle Françoise Dallot, agente à l’établissement durable au SANA de la MRC de Maskinongé

Une campagne qui donne des résultats

La pénurie de main-d’oeuvre n’est pas une préoccupation nouvelle en Mauricie. Le SANA de Trois-Rivières a déjà participé à cinq Foires de l’emploi de Montréal, ainsi qu’à des foires de l’immigration.

« Ça fonctionne. Les gens nous écoutent, ils viennent voir si c’est vrai ce que l’on dit pour être certains de la décision qu’ils vont prendre », indique Ivan Suaza, qui ne peut toutefois pas préciser le nombre de travailleurs migrants qui se sont installés à Trois-Rivières grâce à ces activités de promotion.

À Shawinigan, on a pu mesurer davantage les résultats de cette opération de séduction. Depuis deux ans et demi, 275 personnes appartenant à 32 nationalités se sont installées à Shawinigan pour travailler dans le domaine des TI, selon Marie-Claude Brûlé.

La barrière de la langue demeure un des obstacles à l’intégration des nouveaux arrivants dans les entreprises locales. Le SANA de la MRC de Maskinongé a encore beaucoup de travail à accomplir pour combler sa pénurie de main-d’œuvre. À la Foire nationale de l’emploi de Montréal, cela commence par montrer aux travailleurs où se situe la municipalité.

La Foire nationale de l’emploi de Montréal se poursuit jusqu’à vendredi. Près de 13 000 personnes y sont attendues.

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