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Des vignerons de la Colombie-Britannique veulent que leur vin soit bu partout au pays

Une grappe de raisins sur une vigne avec un vendangeur en arrière-plan

Les vignerons de la vallée de l'Okanagan, en Colombie-Britannique, souhaitent pouvoir faire boire leur vin partout au Canada.

Photo : Geneviève Milord/Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Cinq propriétaires de vignobles de la vallée de l'Okanagan, en Colombie-Britannique, vont débattre des difficultés qu'ils ont à vendre leur vin ailleurs au Canada devant le plus haut tribunal du pays, où ils ont obtenu le statut d'intervenant dans une cause qui sera entendue en décembre.

Un texte de Geneviève Milord

Curtis Krouzel, de 50th Parallel Estate, Ian MacDonald, de Liquidity Wines, Jim D'Andrea, de Noble Ridge Vineyard and Winery, Christine Coletta, d'Okanagan Crush Pad Winery, et John Skinner, de Painted Rock Estate Winery, vont porter la voix d'une centaine de petits vignerons qui remettent en question la constitutionnalité des lois entourant la vente d'alcool au pays.

Ces acteurs de l'industrie viticole de la Colombie-Britannique ont obtenu le statut d'intervenant dans cette cause juridique qui provient du Nouveau-Brunswick.

Un comptoir rempli de bouteilles de vin Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Plusieurs producteurs de vin comme Joie Farm Winery à Naramata ont des salles de dégustation où ils vendent leur vin à petite échelle

Photo : Geneviève Milord/Radio-Canada

La cause est portée par Gérard Comeau, accusé d'avoir rapporté du Québec, en 2012, une quantité d'alcool supérieure à celle que le permet une vieille loi provinciale. Il a alors écopé d’une amende de 292,50 $, mais a fait appel et a gagné sa cause.

« La cause va tenter de déterminer le poids de l'article de loi 121, qui date de 1867, qui stipule que les produits issus d'une province peuvent circuler librement entre les frontières provinciales », explique Shea Coulson, fondateur et avocat principal à Coulson Litigation, qui représente les vignerons britanno-colombiens.

Si cet article de loi est toujours d'actualité, alors les lois provinciales qui empêchent la circulation de l'alcool entre provinces sont inconstitutionnelles, selon M. Coulson. C'est ce que tenteront de prouver ses clients.

Une bouteille de vin sur une table avec des vignes en arrière-planAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ce sont les petits vignobles qui produisent moins de 50 000 caisses par an qui souhaitent vendre aux particuliers canadiens car ils n'ont pas le volume pour vendre chez les marchands de vin gouvernementaux qui exigent de grands volumes

Photo : Geneviève Milord/Radio-Canada

La grande question pour la Cour suprême : le Canada est-il un marché global?

Une citation de : Shea Coulson, fondateur et avocat principal à Coulson Litigation à Vancouver

Dissoudre les frontières provinciales

Les petits domaines de la vallée de l'Okanagan se disent restreints dans leurs possibilités de vente.

La plupart des vignerons ont maintenant des salles de dégustation sur place au milieu des vignes, et de nombreux visiteurs de partout au pays et d'ailleurs viennent y découvrir l'art des artisans du vin.

Une fleur de tournesol devant des pieds de vigneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

82% de la vigne qui pousse en Colombie-Britannique se trouve dans la vallée de l'Okanagan

Photo : Geneviève Milord/Radio-Canada

« On a énormément de personnes du Québec qui viennent et on a de difficulté a leur dire : "On ne peut pas envoyer de vin au Québec parce que c'est interdit." », raconte Séverine Pinte, propriétaire et oenologue au Vieux Pin et à La Stella Winery, à Oliver.

Un gars du Québec qui m'appelle et qui me dit : « Je veux du vin », je ne peux pas lui en envoyer.

Une citation de : Séverine Pinte, propriétaire et oenologue au Vieux Pin et à La Stella Winery

« L'idéal serait que les frontières soient complètement ouvertes sans avoir de souci pour nous et pour le client », confie celle qui produit plus de 11 000 caisses de vin dans ses deux vignobles réunis. Selon elle, la situation actuelle qui empêche la vente directe à un client d'une autre province freine la croissance de son entreprise.

Un paysage magnifique, mélange de végétation luxuriante et de vignes avec un lac et des collines en arrière-planAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Il y a 172 vignobles licensiés dans la vallée de l'Okanagan logés sur 250 kilomètres

Photo : Geneviève Milord/Radio-Canada

On mange du boeuf de l'Alberta et du sirop d'érable du Québec, pourquoi ne pas boire du vin de la Colombie-Britannique partout au Canada?

Une citation de : Séverine Pinte, propriétaire et oenologue au Vieux Pin et à La Stella Winery

Échanges interprovinciaux d'alcool permis dans trois provinces :

  • Colombie-Britannique
  • Manitoba
  • Nouvelle-Écosse

L'argumentation des vignerons de la Colombie-Britannique sera présentée par leur avocat, Shea Coulson, les 6 et 7 décembre. La décision de la Cour suprême pourrait ne ne pas être connue avant un an.

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