•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un pionnier de l’art canadien exposé au Musée des beaux-arts du Canada

Représentation d'une toile de l'artiste Morrice sur laquelle il dépeint des bâtiments au bord d'un canal à Venise sur lequel flottent des embarcations.

James Wilson Morrice, Canal San Nicolò, Lido, Venise, 1904, huile sur toile, 59 x 81 cm. Don de A.K. Prakash, Collection J.W. Morrice, 2015, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa.

Photo : Courtoisie du Musée des beaux-arts du Canada

Radio-Canada

L'exposition James Wilson Morrice. Une collection offerte par A.K. Prakash à la nation est présentée dès le 13 octobre au Musée des beaux-arts du Canada (MBAC). Le public est invité à découvrir un périple à travers l'œuvre du premier artiste canadien de réputation internationale.

En 2015, M. Prakash a fait don d’une collection regroupant plusieurs œuvres de James Wilson Morrice à l’occasion du 150e anniversaire de la naissance de l’artiste.

L’offrande à l’intention des Canadiens s’ajoute aux tableaux que possédait déjà le MBAC, permettant de présenter la plus grande collection des œuvres de Morrice à l’échelle mondiale.

L’œuvre de Morrice n’a jamais quitté les murs du Musée des beaux-arts du Canada depuis plus d’un siècle.

Marc Mayer, directeur général du Musée des beaux-arts du Canada

Des oeuvres de James Wilson Morrice au Musée des beaux-arts du Canada

Le premier artiste à faire rayonner l’art canadien

Mis en vedette dans plusieurs lieux d’exposition prestigieux à travers le monde, James Wilson Morrice fut le premier Canadien à se distinguer parmi l’élite artistique.

« C’était le premier et à l’époque, le seul artiste canadien à avoir une réputation internationale », précise Marc Mayer, directeur général du Musée des beaux-arts du Canada.

Né à Montréal en 1865, l’artiste s’est envolé vers Paris pour étudier l’art, sans jamais revenir habiter dans son pays natal.

James Wilson Morrice ne revenait au Canada que pour visiter sa famille dans le temps des Fêtes, ce qui explique pourquoi tous ses tableaux picturaux canadiens représentent des paysages enneigés.

Toile de l'artiste Morrice sur laquelle on voit une maison rose dans un paysage enneigé. Un cheval attelé attend devant la maison.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

James Wilson Morrice, Hiver, Montréal (La maison rose), v. 1905-1907, huile sur toile, 61,3 x 50 cm. Don de A.K. Prakash, Collection J.W. Morrice, 2015, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa.

Photo : Courtoisie du Musée des beaux-arts du Canada

L’importance de l’instant présent

Grand voyageur, l’artiste s’inspire de ses expériences pour immortaliser des lieux et des scènes dans le moment présent, tels qu’il les a découverts.

« Une fois rendu à l’atelier, [il] veut préserver cette première expérience, cette spontanéité. Avoir vu quelque chose et avoir vraiment compris sa lumière, ses couleurs, etc. », dit M. Mayer

Il était beaucoup plus loyal à sa première expérience et à mon avis, c’est ce qui le démarque.

Marc Mayer, directeur général du Musée des beaux-arts du Canada

« C’est l’expérience de l’instant [présent] qu’il a préservé dans ses pochades », complète-t-il.

Le directeur général du MBAC explique que le style et les techniques de l’artiste changeaient avec ses voyages et ses expériences à travers le monde. Le tout se reflète dans l’évolution des œuvres.

« Ce n’est pas quelqu’un qui avait une façon de travailler et qui [l’appliquait] sur toutes ses expériences. Il se laissait transformer par ses expériences », précise-t-il.

Somme toute, James Wilson Morrice était un créateur à l’approche moderne qui a influencé l’art canadien. « C’est quelqu’un qui était dévoué à l’idée d’un renouvellement, le renouveau de la peinture », dit M. Mayer.

Un voyage chronologique

Selon Katerina Atanassova, conservatrice principale de l’art canadien au Musée des beaux-arts du Canada, le collectionneur A.K. Prakash a passé près de 35 ans à étudier le travail de James Wilson Morrice, en plus de visiter les lieux dépeints dans ses tableaux.

Sa compréhension de l’artiste est importante pour Mme Atanassova et teinte la présentation des 49 œuvres qui constituent l’exposition.

Jusqu’au printemps 2018, les visiteurs pourront suivre l’évolution chronologique du travail de Morrice à travers 45 tableaux à l’huile et 4 à l’aquarelle.

Représentation d'une toile de l'artiste Morrice sur laquelle il dépeint des bâtiments au bord d'un canal à Venise sur lequel flottent des embarcations.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

James Wilson Morrice, Canal San Nicolò, Lido, Venise, 1904, huile sur toile, 59 x 81 cm. Don de A.K. Prakash, Collection J.W. Morrice, 2015, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa.

Photo : Courtoisie du Musée des beaux-arts du Canada

Ottawa-Gatineau

Arts visuels