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Le nombre d’orignaux en croissance en Gaspésie

Un orignal dans la forêt
Cogestion de la chasse à l'orignal dans le parc des Laurentides Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les résultats du dénombrement effectué par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs ont permis de constater que le troupeau comptait une forte proportion de femelles adultes. Le taux de mâles adultes est donc en baisse.

Un texte de Joane Bérubé avec la collaboration de Maude Rivard

Biologiste à la Direction de la gestion de la faune de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Martin Dorais explique que ces résultats ne sont pas surprenants, puisque les modalités de chasse sont axées sur le prélèvement des mâles. « La pression de chasse est très forte en Gaspésie et l’espérance de vie d’un orignal mâle est très basse », commente M. Dorais.

Selon les observations du ministère, le cheptel mâle est d’ailleurs composé à 70 % d’orignaux âgés de un an à un an et demi. Toutefois, la situation pourrait se répercuter sur la reproduction du troupeau.

« Généralement, explique le biologiste, ce sont des mâles moins matures et moins productifs. Ils se reproduisent plus tardivement et leur capacité de se reproduire plusieurs fois est beaucoup moindre que celle d’un mâle mature. »

Michel Dorais souligne par contre que le troupeau de la Gaspésie n’est pas en danger, loin de là.

Un orignalCette année, 4635 permis de chasse à l’orignal ont été répartis entre plus de 60 000 résidents. Photo : Radio-Canada

La région compte une des plus fortes densités d’orignaux du Québec.

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a toutefois délivré un nombre supérieur de permis d'abattage de femelles pour rééquilibrer les populations. « Cela fera en principe deux chasseurs de moins pour les orignaux mâles », indique le biologiste. La situation sera réévaluée pour le prochain plan de gestion de l'orignal, mais selon Michel Dorais, l’abattage de femelles devrait être plus important au cours des prochaines années.

Le ministère rapporte aussi que 95 % des orignaux de la Gaspésie sont porteurs de la tique. Les conséquences directes de cette infestation étaient difficilement mesurables en janvier au moment de l'inventaire aérien réalisé par le ministère. L’impact de la tique sur les orignaux devrait être étudié au cours des prochaines années.

Début de la chasse à l’arme à feu

Par ailleurs, ce sera la période de la chasse à l’arme à feu du 14 au 22 octobre dans les zones de chasse 1 et 2 qui couvrent le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie. La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs s'attend à ce que les chasseurs d'orignal connaissent une excellente récolte cette année.

Nicolas Talbot debout derrière son arme appelle un orignal. Un homme se trouve à côté de lui.Chasse à l'orignal Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Les chasseurs pourraient même atteindre un nouveau record de prises après les excellents résultats obtenus au cours des deux dernières années.

Biologiste à la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, Michel Baril soutient que les amateurs vivent un « âge d'or » de la chasse à l'orignal. Il y voit le résultat des mesures qui ont limité le droit d'abattre des femelles ainsi que celui des coupes forestières de résineux. « Cela laisse place aux feuillus qui sont un garde-manger pour l’orignal », commente M. Baril.

De 28 000 à 29 000 orignaux pourraient être abattus cette année au Québec.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

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