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Plus de 1000 surdoses mortelles en Colombie-Britannique cette année

Une trousse de naloxone destinée à contrer la surdose d’opioïdes à Vancouver

Une trousse de naloxone destinée à contrer la surdose d’opioïdes à Vancouver

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Il y a eu plus de surdoses mortelles en Colombie-Britannique dans les huit premiers mois de 2017 que durant toute l'année 2016. Depuis le début de l'année, il y a eu 1013 décès dont la cause soupçonnée est une surdose.

Le Dr Brian Conway, président de RésoSanté, s’inquiète particulièrement du fait que 9 surdoses sur 10 ont lieu à l’intérieur, surtout dans des résidences privées. « Toutes les interventions qui sont en place maintenant pour essayer de surveiller les gens, d'avoir des trousses d'antidote, de naloxone, qui sont plus facilement disponibles, ça n'atteint pas encore ces gens-là », dit- il. « C'est ce qui maintient la crise telle qu’elle est. »

La province fait face à une crise des opioïdes depuis que le nombre de surdoses mortelles a augmenté de façon importante au début de l'an dernier.

C’est déchirant de voir les chiffres qui continuent de grimper à travers la province malgré les nombreuses initiatives.

Lisa Lapointe, coroner en chef de la Colombie-Britannique

Au mois d’août, le total de morts soupçonnées d’être des surdoses s’élève à 113, soit une moyenne de 3,6 morts par jour.

Le fentanyl détecté dans la majorité des surdoses

Selon le rapport du coroner de la province publié jeudi, le fentanyl a été détecté dans 81 % des cas de surdoses mortelles. Dans la plupart des cas, le fentanyl est découvert en combinaison avec d’autres drogues illicites, notamment la cocaïne, l’héroïne et les méthamphétamines.

« Aucune substance illicite dans la province ne peut être considérée comme sécuritaire, que l’on connaisse son trafiquant ou non », dit Lisa Lapointe.

Le ministre de la Sécurité publique, Mike Farnworth, veut que les trafiquants de fentanyl soient tenus pour responsables des surdoses liées à cette drogue.

« Nous croyons fortement que, si quelqu’un trafique le fentanyl, il trafique la mort et qu’il devrait faire face à des pénalités beaucoup plus sévères, comme l’homicide involontaire », a déclaré le ministre jeudi après-midi.

Depuis le début de la crise, aucune surdose mortelle n’a eu lieu dans un centre d’injection supervisée.

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