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Pensionnats autochtones : la destruction des témoignages serait « regrettable »

Pensionnats autochtones

Pensionnats autochtones

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef de la communauté innue de Mingan, Jean-Charles Piétacho, trouve pénible le jugement de la Cour suprême quant aux témoignages sur les pensionnats autochtones.

Un texte de Laurence Gallant

Le plus haut tribunal du pays a confirmé la décision de la Cour supérieure de l'Ontario, qui avait ordonné en août 2014 la destruction, après une période de 15 ans, des témoignages faits dans le cadre du processus d'indemnisation des victimes des pensionnats autochtones.

En entrevue à Bonjour la Côte, Jean-Charles Piétacho a affirmé que ces documents devraient être conservés pour faire connaître l'histoire des pensionnats autochtones aux générations futures.

Que ce soit une honte ou pas, ça fait partie de l’histoire. Les gens ne doivent pas oublier.

Une citation de : Jean-Charles Piétacho, chef de la communauté innue de Mingan et ex-pensionnaire
Le chef de bande innue d'Ekuanitshit, Jean-Charles Piétacho, lors de la visite des participants de l'expédition Canada C3Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef de bande innue d'Ekuanitshit, Jean-Charles Piétacho, lors de la visite des participants de l'expédition Canada C3

Photo : Canada C3 / Jo-Ann Wilkins

En vertu du jugement rendu par la Cour suprême, les victimes qui le désirent pourront remettre leur témoignage à la Commission de vérité et réconciliation du Canada, afin qu'ils soient conservés pour la postérité.

L’ex-pensionnaire indique que si on lui donne la possibilité de le faire, il demandera à préserver les documents liés à son propre témoignage.

« Je veux que mes enfants, mes petits-enfants, mes arrière-petits-enfants connaissent mon histoire, comme la plupart qui ont été encore plus victimisés dans le passé », ajoute Jean-Charles Piétacho.

D’après lui, le gouvernement fédéral et la Commission de vérité et réconciliation du Canada ont bien fait de demander qu’on conserve les archives, bien que ce soit selon le souhait de chaque témoin.

Deux survivants des pensionnats autochtones s'étreignent lors d'un événement de la Commission de vérité et réconciliation à Vancouver.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Deux survivants des pensionnats autochtones s'étreignent lors d'un événement de la Commission Vérité Conciliation à Vancouver.

Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK

Pour le gouvernement fédéral, ces dossiers, qui contiennent les récits d’anciens élèves et de pensionnaires autochtones victimes d’abus physiques, psychologiques et d’agressions sexuelles, sont des documents gouvernementaux qui devaient être confiés à Bibliothèque et Archives Canada pour consultation publique future, ce qui est une façon de documenter cette période obscure de l’histoire du pays.

Si on détruit ce qui normalement devrait être connu du grand public, il y a encore énormément de travail à faire.

Une citation de : Jean-Charles Piétacho, chef de la communauté innue de Mingan

Le chef de la communauté innue de Mingan affirme que la décision relève de chacun, et qu’il ne peut se prononcer que pour lui-même.

Du côté de Dan Shapiro, le patron du Secrétariat d'adjudication des pensionnats indiens qui a supervisé le processus de consultation de près de 38 000 victimes, la confidentialité totale des documents et des témoignages était une condition préalable et incontournable du processus et devait être respectée à tout prix.

 

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