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Pancartes électorales vandalisées et propos menaçants : le SPVM enquête

Affiche vandalisée du candidat à la mairie du Plateau-Mont-Royal Luc Ferrandez, où on voit un message disant qu'il «souhaite secrètement se faire casser les jambes».

Un message collé sur une pancarte du candidat à la mairie du Plateau-Mont-Royal Luc Ferrandez a poussé Projet Montréal à porter plainte.

Photo : Projet Montréal

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De nombreux actes de vandalisme et des vols de pancartes ont été rapportés depuis le début de la campagne municipale à Montréal, mais ils prennent une dimension particulière dans l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Des autocollants suggèrent que Luc Ferrandez souhaite se faire « secrètement casser les deux jambes ».

Un texte de Julie Marceau

Les premiers autocollants sont apparus la semaine dernière sur une cinquantaine de pancartes. Le parti a donc porté plainte au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Dans la nuit de mardi à mercredi, une nouvelle vague de messages violents ont toutefois été collés, cette fois sur environ 200 affiches.

« On les envoyés à la police [les autocollants], parce que c’est un risque que quelqu’un réponde à un tel message haineux », explique le maire sortant de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal pour Projet Montréal, Luc Ferrandez.

L’avocat-criminaliste Walid Hijazi estime qu’en plus d’une accusation criminelle de méfait pour avoir endommagé un bien, une personne qui commet un tel geste peut être accusée d’avoir proféré des menaces.

« Si c’est voué à être pris au sérieux, un propos où l’on menace de s’en prendre à l’intégrité physique de quelqu’un, [...] c’est une menace au sens du Code criminel. Ce n’est pas banal, c’est passible d’une sanction, d’un casier judiciaire. Ça peut même être sévèrement puni », explique Me Hijazi.

« C’est pire qu’en 2013, 40 % de nos affiches ont été volées. »

— Une citation de  Luc Ferrandez

Si les graffitis et déchirures de pancartes surgissent régulièrement lors de campagnes électorales, Luc Ferrandez estime que cette fois-ci est particulière. Il rappelle toutefois qu’il s’agit de gestes isolés et non représentatifs d'une campagne.

« Ce sont des gens désespérés, des gens qui expriment une frustration, une impuissance qui ne mène nulle part. »

Propos vulgaires et sexistes

Une affiche de Sue Montgomery, candidate à la mairie de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, porte l'inscription « sluts », ce qui veut dire « traînées ».Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une affiche de la candidate à la mairie de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce Sue Montgomery porte l'inscription « sluts », ce qui veut dire « traînées ».

Photo : Projet Montréal

Sue Montgomery, ex-journaliste au quotidien The Gazette, féministe et instigatrice du mouvement #AgressionNonDénoncée, a pour sa part été l’objet de messages vulgaires la traitant de « pute ».

« Il y a beaucoup de sexisme et de misogynie. [...] C’est inacceptable et je veux être politicienne pour que ça change », dit-elle.

Tous les partis politiques municipaux à Montréal, excepté Vrai changement pour Montréal, rapportent des vols de pancartes et différents actes de vandalisme : graffitis, déchirures ou pancartes brûlées.

L'affiche vandalisée du candidat municipal Mohammad Yousuf, dans Parc-Extension, qui a été déchirée.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'affiche du candidat Mohammad Yousuf, dans Parc-Extension, a été endommagée.

Photo : Coalition Montréal

Le SPVM confirme avoir ouvert une enquête sur les méfaits commis dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal.

Le SPVM enquête également sur des plaintes pour méfaits dans les arrondissements de L'Île-Bizard-Sainte-Geneviève et d'Ahuntsic-Cartierville.

En soirée, le maire sortant de Montréal, Denis Coderre, a fait savoir sur les réseaux sociaux qu'il avait lui aussi été visé par un acte de vandalisme. Un geste qu’il a qualifié d'« inacceptable et condamnable ».

 
Notre dossier sur les élections municipales 2017 au Québec 

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