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Abattage : les agriculteurs du Témiscamingue s’impatientent

Plusieurs personnes ont manifesté mercredi pour assouplir la réglementation concernant l'abattage d'animaux.
Plusieurs personnes ont manifesté mercredi pour assouplir la réglementation concernant l'abattage d'animaux. Photo: Radio-Canada / Tanya Neveu

La MRC de Témiscamingue a monté le ton d'un cran mercredi concernant le dossier de l'abattage au Témiscamingue.

Avec les informations de Tanya Neveu

Depuis plus de 12 ans, les agriculteurs n'ont plus d'abattoir local et la viande qu'ils produisent ne peut se retrouver sur les tablettes des épiciers ni dans les restaurants.

La MRC demande à Québec et Ottawa d'assouplir la réglementation.

Plus tôt dans la journée, une vache, des veaux et des moutons étaient visibles dans le stationnement de la MRC de Témiscamingue en guise de protestation. Des bouchées contenant de la viande québécoise ont été servies, sans toutefois proposer une viande locale.

Des animaux ont été placés dans le stationnement de la MRC de Témiscamingue lors de la manifestation.Des animaux ont été placés dans le stationnement de la MRC de Témiscamingue lors de la manifestation. Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

La propriétaire de la Table champêtre de l'Éden Rouge, Angèle-Anne Guimond, souhaite pourtant pouvoir offrir à ses clients un produit régional.

Le producteur ovin Simon Gélinas, du même avis, était aussi présent lors de la manifestation. Il milite depuis plusieurs années pour que le dossier de l'abattage en vienne à un compromis.

On veut nourrir notre monde, la logique est là. Pourquoi envoyer notre viande vivante ailleurs, la ramener en carcasse et après ça la travailler?

Simon Gélinas, producteur ovin

« Les touristes qui viennent manger à la Table champêtre, ils s'attendent à avoir de la viande qui vient du Témiscamingue. On n’est pas capable de répondre à cette demande-là », ajoute M. Gélinas.

Rôle des gouvernements

Le préfet de la MRC, Arnaud Warolin, veut faire réagir les gouvernements provincial et fédéral.

Il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités. Ça prend une volonté politique de régler ce dossier-là, c'est tout.

Arnaud Warolin, préfet, MRC de Témiscamingue

Deux solutions sont proposées par la MRC. Une première propose que les animaux abattus à Belle Vallée en Ontario, à 3 km de la frontière québécoise du Témiscamingue, soient éligibles à la revente. La deuxième stipule que la Boucherie Des Praz, un abattoir de proximité situé dans le quartier Évain de Rouyn-Noranda, puisse réaliser l'abattage sous inspection provinciale dans ses installations.

Envisager une solution

Le ministre régional, Luc Blanchette, explique que la deuxième solution évoquée est envisageable et qu'il y travaille avec le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec.

C'est une solution à court terme, qui est réaliste et qu'il faut attacher.

Le ministre Luc Blanchette

La MRC a reçu l'appui de la Conférence des préfets de l'Abitibi-Témiscamingue et de l'Union des producteurs agricoles (UPA).

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