•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

ALENA : les États-Unis pourraient signer seulement avec le Canada, dit Trump

Lors de leur rencontre à la Maison-Blanche, Justin Trudeau et Donald Trump ont bien sûr discuté des difficiles négociations pour renouveler l'Accord de libre-échange nord-américain. Un accord à trois est-il toujours possible? Si non, peut-on envisager de conclure des ententes à deux? Le premier ministre Trudeau semble maintenant prêt à toute éventualité. Notre analyste Madeleine Blais-Morin.

Photo : The Canadian Press / Sean Kilpatrick

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président américain Donald Trump affirme qu'il considère la possibilité de signer un accord de libre-échange seulement avec le Canada, sans le Mexique, « si cela évolue ainsi ».

M. Trump a fait cette déclaration lors d’une conférence de presse dans le bureau ovale de la Maison-Blanche en compagnie du premier ministre du Canada, Justin Trudeau, juste avant un entretien privé des deux dirigeants, dont la renégociation du traité de l’ALENA était l’un des points centraux.

« C’est possible que nous ne puissions pas arriver à une entente. […] Nous verrons ce que nous pouvons faire. Il nous faut protéger nos travailleurs. […] C’est possible que nous ne puissions signer à trois. En attendant, nous allons nous entendre avec l’un des deux pays limitrophes. »

— Une citation de  Donald Trump

Répétant une fois de plus qu’il est fort possible que l’ALENA soit résilié, le président américain affirme que le Canada s’en tirera bien si c’est le cas, tout comme les États-Unis.

« Mais nous voulons faire quelque chose qui est très créatif et productif, fructueux pour le Canada, les États-Unis et le Mexique », a-t-il ajouté.

Selon Donald Trump, la relation entre les États-Unis et le Canada « est plus proche que jamais ».

Donald Trump a souvent répété qu'il pourrait déchirer l'ALENA si les signataires n'arrivaient pas à des compromis acceptables pour les travailleurs américains, mais c'est la première fois qu'il évoque publiquement la possibilité d'un accord bilatéral avec le Canada.

Quant à Justin Trudeau, il s'est d'abord contenté de souligner le « bon partenariat » qui existe entre le Canada et son voisin américain, pour, en point de presse après l'entretien, souligner qu'un traité commercial à trois reste le but à atteindre.

« Je continue à croire qu’un traité de l’ALENA modernisé reste la meilleure façon pour le Canada, les États-Unis et le Mexique de faire face à la compétition mondiale. »

— Une citation de  Justin Trudeau

Le premier ministre a tout de même admis qu'il arrivait à l'administration Trump de prendre des décisions imprévisibles, et il s'est dit ouvert à tous les scénarios.

« L’imprévu est toujours possible et nous sommes prêts à tout », a dit M. Trudeau.

Cette rencontre entre les dirigeants du Canada et des États-Unis s'est tenue alors que vient de commencer la quatrième séance de négociations de l'ALENA à Arlington, en Virginie.

Les négociations, déjà difficiles, devraient d'abord porter sur les points plus litigieux de l’entente, dont le système de gestion de l'offre qui existe au Canada dans l’industrie laitière, les pièces d'automobiles, le processus de résolution des conflits liés au traité et le désir des États-Unis de réviser l'ALENA tous les cinq ans.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !