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La santé mentale des jeunes transgenres albertains inquiète, indique une étude

drapeau transgenre

Les jeunes transgenres albertains hésitent à consulter un spécialiste en santé mentale, selon un rapport.

Photo : Flickr / torbakhopper

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une étude en ligne menée auprès de 900 jeunes canadiens révèle des statistiques alarmantes sur la santé mentale des jeunes transgenres albertains.

Selon le sondage, plus de 90 % des transgenres albertains âgés de 14 à 18 ans ne tentent pas d'obtenir de l'aide pour des problèmes de santé mentale de peur que leurs parents ne découvrent leur identité.

Au cours de la dernière année, 67 % des jeunes transgenres de 14 à 18 ans et 63 % des transgenres de 19 à 25 ans ont sérieusement songé à se suicider.

Trois quarts des jeunes transgenres affirment également avoir été victimes de discrimination en raison de leur identité et près de 70 % des transgenres de 14 à 18 ans ont été agressés sexuellement, selon l’étude.

Selon Kris Wells, directeur de l’Institut d’études et de services pour les minorités sexuelles de l’Université de l’Alberta, cette étude vient combler un important vide quant aux données sur les jeunes transgenres dans la province. Ces données sont essentielles pour mettre en place des programmes d’aide en santé mentale et pour montrer les problèmes de la communauté LGBT à ceux qui les ignorent.

« À présent, les preuves sont là, elles sont compilées. Nous avons besoin que nos leaders, nos législateurs agissent pour renverser ces statistiques alarmantes car elles ne vont pas changer d'elles-mêmes », explique Kris Wells.

Pistes de solution

Selon l’étude pancanadienne, les trois quarts des jeunes transgenres albertains sont gênés ou très gênés de consulter un médecin pour discuter de leur identité et de problèmes de santé.

Kail Liesemer, un transgenre de 21 ans n’est pas surpris par ces données. Il croit que les jeunes n’ont pas confiance dans les professionnels de la santé. Ils craignent que la confidentialité de leur dossier ne soit violée.

« De nombreux jeunes préfèrent se tourner vers leurs pairs, vers d’autres jeunes qui ont vécu les mêmes choses qu’eux plutôt que vers des professionnels. »

Kail Liesemer croit que les alliances gais-hétéros dans les écoles sont une bonne source de soutien pour les jeunes, un endroit où ils peuvent parler de ce qu'ils vivent et être écoutés.

Ces jeunes ne sont plus silencieux et invisibles. Ils sont là pour rester.

Une citation de : Kris Wells, directeur, Institut d'études et de services pour les minorités sexuelles

Kris Wells est d’avis que les écoles et le système de santé doivent adopter des politiques plus inclusives à l’égard des jeunes transgenres en Alberta.

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