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Fanie Demeule : « J'aime m'imposer des contraintes quand j'écris »

L'auteure Fanie Demeule
L'auteure Fanie Demeule Photo: Martin Legault
Radio-Canada

En 2016, Fanie Demeule a publié un premier roman, Déterrer les os, aux éditions Hamac. L'année suivante, elle a été finaliste du Prix de la nouvelle Radio-Canada pour Camille, une courte nouvelle inédite sur l'empathie éprouvée devant la souffrance d'un être vivant. Portrait express d'une jeune auteure qui dit s'aventurer dans l'écriture comme elle s'aventure en plein air, « avec une grande curiosité et beaucoup de contemplation. »

Longueuilloise depuis toujours, végétalienne et féministe, Fanie Demeule rédige une thèse de doctorat en études littéraires à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Elle travaille présentement sur son deuxième roman, la suite de Déterrer les os. Si son premier roman traitait principalement du rapport au corps, ce nouvel opus se concentrera sur la question de l’image. Elle a aussi un troisième livre en chantier, mais cette fois, il s’agit d’une œuvre de fantasie.

Écrire sous contraintes

Fanie Demeule aime s’imposer des contraintes lorsqu'elle écrit.

Elles [les contraintes] activent considérablement ma créativité.

Fanie Demeule

Pour écrire sa nouvelle Camille, par exemple, elle ne voulait pas « faire une histoire tragique », malgré la dureté du sujet. Elle a plutôt recherché les demi-teintes pour faire émerger une luminosité inattendue.

Aussi, elle avait envie de créer une sorte de mirage en cultivant l’ambiguïté autour du sexe de Camille. Il lui a donc fallu masquer les indices grammaticaux en plus de jouer avec l’imaginaire et la référence en filigrane au poème À une mendiante rousse, de Baudelaire, par exemple.

La nouvelle ou l'art d'aller à l'essentiel

Fanie Demeule lit des nouvelles depuis l’adolescence. Dans un recueil, elle aime que les textes « murmurent entre eux » et elle se dit séduite par l’efficacité qu’impose la forme brève, une densité qui « l’incite à resserrer son style et à aller à l’essentiel ».

Selon elle, une bonne nouvelle doit avoir la capacité de dérouter les lecteurs de façon durable, que ce soit par la force de ses images ou la réflexion qu’elle initie.

Une bonne nouvelle trouve le moyen de nous hanter longtemps.

Fanie Demeule

Vous aussi, vous écrivez des nouvelles? Participez au Prix de la nouvelle Radio-Canada d'ici le 31 octobre!

La gagnante ou le gagnant remportera :

  • la publication de son texte sur Radio-Canada.ca;
  • une résidence d'écriture au Banff Centre des arts et de la créativité en Alberta; 
  • une bourse de 6000 $, offerte par le Conseil des arts du Canada.
Prix de la nouvelle inscrivez-vous maintenant 

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