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Pensionnats autochtones : la décision de la Cour suprême accueillie favorablement

Dennis Shorty essuie des larmes lors de son témoignage sur les pensionnats autochtones lors de l'Enquête sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées à Whitehorse

Dennis Shorty lors de son témoignage sur les pensionnats autochtones lors de l'Enquête sur les femmes autochtones disparues à Whitehorse

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De nombreux membres de Premières Nations accueillent favorablement la décision de la Cour suprême du Canada vendredi d'autoriser la destruction des témoignages entourant les pensionnats autochtones.

Dans une décision unanime, le plus haut tribunal du pays a statué que les documents détaillant les agressions subies par les enfants pourront être détruits après 15 ans, sauf si les victimes décident de préserver leurs dossiers.

Ottawa estimait que ces récits constituaient des documents gouvernementaux et aurait préféré qu'ils soient archivés pour une consultation publique future.

Cependant, certaines victimes préfèrent détruire ce passé, car elles ont peur des répercussions que leurs témoignages apporteraient à leurs vies et leurs communautés.

D’autres, comme Amanda Adrian, dont le père, Ted Quewezance, est un des premiers à avoir levé le voile sur ces violences à l'encontre d'enfants, estiment qu’il faut préserver ces documents pour mieux comprendre cette sombre page de l’histoire canadienne.

« Cela fait partie de notre histoire », dit Mme Adrian.

Une campagne en 2018

Même si la décision de la Cour suprême déçoit le gouvernement fédéral, Ottawa entend travailler avec l’Assemblée des Premières Nations pour prendre contact avec les 37 000 survivants des pensionnats autochtones. En 2018, une campagne sera menée pour demander à ces victimes si elles veulent conserver ou non leurs témoignages.

À partir de la fin du 19e siècle, environ 150 000 enfants autochtones ont été envoyés de force dans des pensionnats gérés par différentes communautés religieuses. Le dernier pensionnat a fermé en 1996. Il s’agissait de scolariser et d'assimiler les enfants à la culture d’origine européenne. Quelque 3200 enfants y sont morts de diverses maladies.

D'après un reportage d'Audrey Neveu

 

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