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L'administration Trump signe un projet de loi pour abroger le plan d'énergies propres d'Obama

Scott Pruitt, patron de l'Agence pour la protection de l'environnement des États-Unis

Scott Pruitt, patron de l'Agence pour la protection de l'environnement des États-Unis

Photo : La Presse canadienne / Associated Press/J. Scott Applewhite

Radio-Canada
Mis à jour le 

L'administrateur de l'Agence américaine de la protection de l'environnement (EPA), Scott Pruitt, a signé aujourd'hui un projet de loi visant à abroger le Clean Power Plan (CPP), élément central de la stratégie de l'ancien président Barack Obama pour lutter contre le réchauffement climatique. Il s'agissait d'une autre promesse électorale du président Trump pendant la campagne présidentielle.

M. Pruitt, un climatosceptique assumé qui a souvent combattu les lois environnementales quand il était procureur général de l'Oklahoma, en avait d'ailleurs fait l'annonce hier devant des travailleurs à Hazard au Kentucky, un État producteur de charbon.

« Voilà le message du président : la guerre contre le charbon est terminée », avait-il lancé.

Le choix de l'endroit n'était pas anodin, le CPP visait à favoriser les énergies renouvelables au détriment d'énergies fossiles plus polluantes, dont le charbon. Il imposait entre autres aux centrales thermiques des réductions de leurs émissions de dioxyde de carbone de 32 % d'ici 2030 par rapport à 2005.

Il a cependant été bloqué par la justice dès sa création (Nouvelle fenêtre), après que 27 États, majoritairement républicains, eurent demandé son retrait.

S'il avait pu entrer en vigueur, il se serait traduit par la fermeture des centrales au charbon les plus anciennes et les plus polluantes.

« Des vainqueurs et des perdants »

Scott Pruitt a dénoncé le fait que l'administration Obama ait utilisé la Loi sur l’énergie propre pour désigner « des vainqueurs et des perdants », c'est-à-dire faire pencher la balance en faveur de certains producteurs d'énergie au détriment d'autres.

Les pouvoirs de régulation ne devraient jamais être utilisés par les instances de régulation pour désigner des vainqueurs et des perdants.

Scott Pruitt, patron de l'Agence américaine de la protection de l'environnement

On ignore pour le moment si l'EPA a l'intention de remplacer le CPP après son abrogation, afin de réguler les émissions de gaz à effet de serre. L'Agence dit ne pas avoir pris de décision à ce stade, mais promet de lancer prochainement une consultation.

Les États-Unis sont le deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre, derrière la Chine.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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