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Des membres des Premières Nations ravis de l'abandon d'Énergie Est

Le projet de pipeline Énergie Est aurait permis le transport de plus d'un millions de barils de pétrole par jour à travers le Canada.

Photo : Associated Press / Sue Ogrocki

Radio-Canada

L'abandon du projet d'oléoduc Énergie Est par TransCanada réjouit des membres de Premières Nations en Saskatchewan, qui rappellent le manque de consultations à leur égard.

Le chef de la Fédération des nations autochtones souveraines, Bobby Cameron, est ravi de ce dénouement. Il souligne que TransCanada n’avait pas assez consulté les chefs des Premières Nations concernées avant de s’engager dans ce projet.

Il affirme que la majorité des Premières Nations de la province n'aurait pas bénéficié économiquement de ce projet.

D’autre part, Brandy Maxie, membre de la Première Nation White Bear applaudit l’abandon de ce projet qui, selon elle, ne faisait que contribuer à porter atteinte à l’environnement.

Mme Maxie milite contre les pipelines au Canada et aux États-Unis.

Brandy Maxie se tient devant un bus avec plusieurs graffitis dessus et a dans ses mains un drapeau sur lequel est marqué Treaty 4.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Brandy Maxie dit que cette photo a été prise à Compton en Californie après que le camp NODAPL de Standing Rock « a été attaqué ». Mme Maxie dit avoir manifesté auprès des Sioux de Standing Rock contre la construction de l'oléoduc Dakota Access.

Photo : Brandy Maxie

Pour elle, c'est une première victoire, mais il faut maintenant s'attaquer aux autres projets d'oléoducs au Canada, comme Trans Mountain et Keystone XL. Mme Maxie affirme que les Premières Nations sont très mobilisées contre ces projets.

En réaction aux arguments des politiciens qui regrettent notamment des occasions d'emplois ratées, à l'instar du premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, elle dit que l'enjeu environnemental doit primer pour préserver les générations à venir.

Pour moi, l’économie ne l’emporte pas sur Mère Nature.

Brandy Maxie

Dans le même sens, Mark Bigland-Pritchard, qui représente l’organisme pro-environnemental Climate Justice Saskatoon, dit être très heureux de la décision de TransCanada.

Pour lui, cette décision permettra au Canada de ne pas continuer à s'enfoncer davantage dans l’exploitation des énergies fossiles. Il espère que l’abandon du projet poussera le pays à faire un pas de plus vers les énergies vertes.

Il affirme que la décision de construire l'oléoduc n'a pas de sens au niveau économique, puisque le prix du baril de pétrole demeure bas et ne va pas remonter rapidement.

Il pense également que la croissance économique que créerait Énergie Est en Saskatchewan ne se compare pas à celle que créerait des énergies vertes.

L'un des grands problèmes est que, avec ou sans oléoduc, le nombre d'emplois créé n'est pas plus grand que si nous allions sans relâche dans une économie verte propre.

Mark Bigland-Pritchard

Selon une étude du Conference Board du Canada, Énergie Est créerait environ 1000 emplois à temps plein dans la province sur 9 ans. Il générerait aussi 539 millions de dollars additionnels en revenus fiscaux.

Saskatchewan

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