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Basil Borutski a fait la distinction entre « tuer » et « assassiner »

Un homme au cheveux longs et gris est assis dans le box des accusés, les yeux fermés. Il porte également une longue barbe.

Un croquis d'audience de Basil Borutski, le lundi 2 octobre 2017

Photo : Radio-Canada / Lauren Foster-MacLeod

CBC
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'homme accusé d'avoir assassiné trois femmes dans l'Est ontarien, la matinée du 22 septembre 2015, avait dit à un enquêteur de la Police provinciale de l'Ontario (OPP), lors d'un interrogatoire, que « tuer » n'était pas la même chose qu'« assassiner ».

Basil Borutski a été interrogé, le lendemain des meurtres, par le sergent-détective Caley O'Neill de la PPO. L'enregistrement vidéo de l'interrogatoire a été présenté en cour.

L'accusé fait une distinction entre les mots anglais « killing » et « murder ». Il dit au policier, qui lui demande s'il veut un avocat, qu'il en veut un pour parler de tuerie, mais pas de meurtre.

Il s'explique en citant le sixième commandement dans la Bible. « Tu ne commettras pas de meurtre », dit-il dans la vidéo.

Le policier lui rétorque : « Donc, une tuerie est justifiée? Est-ce que c'est ce que vous voulez prouver? » Il lui suggère ensuite que le commandement est plutôt « Tu ne tueras point ».

Basil Borutski répond alors que le policier devrait lire la Bible, qu'il « avait trouvé une vieille version, avant qu'elle ne soit modifiée ».

Basil Borutski est accusé d'avoir assassiné Anastasia Kuzyk, 36 ans, Nathalie Warmerdam, 48 ans, et Carol Culleton, 66 ans, dans le comté de Renfrew. Les trois femmes ont été tuées le même jour, mais à trois endroits différents.

Il dit avoir été exploité

Pendant l'interrogatoire, l'accusé a affirmé que les trois victimes avaient abusé de lui et de sa propension à aider, lui soutirant de l'argent.

Il a dit que deux des trois victimes avaient menti en cour sur son compte, qu'il était innocent de ce qu'on l'accusait alors et qu'il avait décidé de les tuer toutes les trois pour montrer que le système de justice ne fonctionne pas.

Le procès se poursuit vendredi et devrait durer quatre mois.

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