•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Patricia Cano chante les femmes

Portrait de la chanteuse en chandail rouge
La chanteuse Patricia Cano Photo: Patricia Cano
Radio-Canada

Entrevue | La chanteuse sudburoise d'origine péruvienne Patricia Cano présente son 2e album plus personnel intitulé Madre Amiga Hermana.

Un texte de Kevin Sweet

Si Patricia Cano n’a pas lancé de nouvel album depuis This Is the New World en 2009, c’est parce qu’elle tenait à se surpasser pour son second opus.

« C’est un peu pour ça que ça a pris du temps. Je n’avais pas de vision pour le disque. Je me posais trop de questions par rapport à ce que cet album devrait être, comment je pourrais être différente et améliorer la musique », confie-t-elle juste avant son lancement au mythique Lula Lounge à Toronto.

Une artiste de scène

C’est sur scène qu’elle a commencé à se découvrir comme musicienne.

« C’est à cause de toutes ces tournées, tous ces voyages, que mes musiciens et moi sommes parvenus à trouver notre son. C’est ça que je voulais pouvoir capter et mettre sur un disque », dit-elle.

Patricia Cano se dit aujourd’hui plus confiante et plus à l’écoute de ses musiciens. Cela l’a rendue plus forte comme interprète.

J’ai appris à être plus confiante dans ma voix et les histoires qu’elle peut porter.

Patricia Cano
Photo de la pochette de couleur rouge.La pochette de l'album de Patricia Cano « Madre, Amiga, Hermana » Photo : Patricia Cano

Un album de femmes avec des histoires de femmes

Le point de départ pour Madre Amiga Hermana était la chanson Mi Maru, une berceuse qu’elle a écrite pour son fils.

J’ai écrit cette chanson pour toutes les nouvelles mamans ou celles qui attendent l’arrivée d’un bébé.

Patricia Cano

À partir de là, Patricia Cano savait qu’elle voulait faire un disque de chansons plus personnelles, inspirées de son vécu, de ses amies et de ses ancêtres.

« Je voulais faire vivre mes ancêtres féminines. À partir du moment où je suis devenue mère, j’ai commencé à penser à leurs vies et comme elles vivaient à ces époques-là, dans d’autres pays comme le Pérou », dit Patricia Cano.

Une grand-mère toujours aussi présente

L’image que l’on voit sur la pochette de l'album est une photo de sa grand-mère plus jeune, âgée aujourd'hui de 97 ans.

« On la voit danser. Ma grand-mère est une très grande danseuse. Elle est gracieuse. Sur la photo elle tient un chiffon et elle danse la marinera, une danse traditionnelle au Pérou. Et maintenant quand je suis sur scène, les gens me disent que je tiens souvent ma robe de la même façon que ma grand-mère. Je ne le voyais pas avant, mais maintenant je le vois. »

Maintenant mère, cette Canadienne de première génération veut transmettre à son fils la culture de ses aînés.

« Je ne veux vraiment pas perdre ça. C’est toujours en moi. J’y pense souvent. Parce que souvent je me sens souvent déraciné. Ce lien vers la famille qui est dans un autre pays, c’est ça le seul héritage que je peux donner à mon fils. »

Une chanteuse à la conquête des festivals de jazz

Patricia Cano veut repartir en tournée. Mais ce qu’elle souhaite plus que tout, c’est faire de grands festivals de jazz comme le Festival international de jazz de Montréal.

« Montréal Jazz! Call me! », lance-t-elle en riant.

Elle aimerait aussi faire les grands festivals folk, comme celui de Calgary et une tournée dans les prairies. Mais plus que tout, elle souhaite une longue vie à ce nouvel album.

À écouter aussi l'entrevue avec Line Boily, dans l'émission L'heure de pointe

Toronto

Musique du monde