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Un mois après la rentrée, toujours un manque d’enseignants, selon le CSF

Une enseignante au tableau

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Photo : iStock

Radio-Canada

Un mois après la rentrée scolaire, le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) peine toujours à pourvoir tous les postes d'enseignants.

« Il y a une dose de stress, je ne vais pas vous mentir », dit Julie Lavallée, institutrice en 5e et 6e année à l'École Anne Hébert, à Vancouver. « La plupart des enseignants, si ce n'est pas tous, aiment bien avoir leur planification de fait, savoir à long terme où je veux m'en aller, à court terme aussi. »

Une décision de la Cour suprême du Canada en 2016, qui oblige la province à réduire le nombre d’élèves par classe, explique en partie la pénurie d’enseignants, qui se fait aussi sentir dans plusieurs autres conseils scolaires.

Le CSF affirme qu'il manque toujours une dizaine d'enseignants à temps plein dans ses écoles à travers la province.

Une situation évitable

Selon le Syndicat des enseignants du programme francophone de la province, le CSF aurait pu prévenir cette situation. « À la fin juin, on a un portrait assez juste de tous les postes qui ne sont pas comblés », dit Linda Thériault, présidente du syndicat. Selon elle, le recrutement devrait commencer bien à l’avance, et devrait se faire en continu.

Linda Thériault, présidente du Syndicat des enseignants du programme francophone de la Colombie-BritanniqueAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Linda Thériault dit que la situation du manque d'enseignants est à un niveau « critique ».

Photo : Radio-Canada / Noémie Moukanda

Malgré le manque d’enseignants, la directrice de l’École Anne Hébert reste optimiste. « On a été quand même assez chanceux puisqu'en début d'année scolaire nous avions tous nos enseignants en salle de classe », dit Joanne Asselin.

Manque d'incitations à enseigner en Colombie-Britannique

Selon Glen Hansman, président de la Fédération des enseignants de la Colombie-Britannique, il y a encore 1000 postes vacants à travers la province.

Le ministre de l’Éducation, Rob Fleming, dit que chercher des candidats dans les autres provinces n’est pas une solution suffisante, puisque le salaire de base est plus bas en Colombie-Britannique et que les enseignants ont moins de chance de se trouver un logement abordable.

M. Fleming propose de payer pour les prêts étudiants des candidats d’autres provinces, de subventionner leurs dépenses de déménagement ou de les offrir des vacances au milieu de l’année scolaire.

Selon la lettre d'entente signée entre le ministère de l'Éducation et les associations qui représentent les enseignants, l'ensemble des conseils scolaires de la Colombie-Britannique ont jusqu'au 30 janvier 2018 pour ramener la conformité dans toutes les salles de classe.

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