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Une journée en mémoire des femmes autochtones assassinées ou disparues

Des membres de la famille des victimes tiennent un étendard le long de la Route des larmes le 25 septembre 2017

Des membres de la famille des victimes tiennent un étendard en mémoire aux filles et femmes autochtones disparues ou assassinées le long de la Route des larmes.

Photo : Radio-Canada / Simon Charland-Faucher

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plusieurs grandes villes du Canada soulignaient mercredi la journée nationale de commémorations pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Le premier ministre Justin Trudeau, présent au rassemblement qui se déroulait sur la colline du Parlement à Ottawa, a écouté les plaintes des membres de familles touchées par la disparition ou le décès d’une des leurs.

Ceux-ci ont exprimé leurs frustrations concernant l'Enquête sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) mise sur pied par le gouvernement libéral. Justin Trudeau, déclarant qu'il appuyait depuis longtemps la tenue d'une enquête, a tenu à dire qu'il avait toujours cru que les familles devaient être au coeur du processus.

À Montréal, où se tenait une vigile sur la place Émilie-Gamelin, le rassemblement a commencé par une prière, puis s'est poursuivi avec des témoignages de femmes violentées.

Une coalition de syndicats et de groupes sociaux était présente.

« Par notre présence à la vigile, nous manifestons notre solidarité envers les femmes et les filles autochtones. L'un des objectifs de cet événement est justement d'honorer la mémoire de ces femmes », a déclaré dans un communiqué la vice-présidente de la FTQ et vice-présidente régionale pour le Québec de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), Magali Picard, qui est d'origine huronne-wendate.

« Nous honorons nos filles, nos sœurs, nos tantes, nos mères et nos familles. Nous transmettons notre amour et notre soutien aux familles des femmes des Premières Nations disparues et assassinées. Je demande à tous les Canadiens de soutenir le changement et la réconciliation », a déclaré pour sa part le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Canada, Perry Bellegarde, qui participait à la vigile d'Ottawa.

Cette commémoration se déroulait au moment où l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées entame une deuxième portion d’audiences. Celle-ci a débuté à Smithers, en Colombie-Britannique, le 25 septembre. L’Enquête s’arrêtera au Québec, dans la communauté de Maliotenam, près de Sept-Îles, le 27 novembre.

La vigile qui se tient au parc Émilie-Gamelin.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : Radio-Canada / Kim Roy-Grenier

« Les femmes autochtones ce ne sont pas des statistiques »

Michèle Audette, commissaire à l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, a souligné que la journée du 4 octobre est importante « pour rappeler à la société canadienne que les femmes autochtones ce ne sont pas des statistiques ».

« Ce sont des femmes qui avaient des rêves et leurs rêves ont été brisés par un manque de réponse sociale ou systémique », a-t-elle dit.

Mme Audette suggère aux gens qui aimeraient faire bouger les choses et tenter de procurer plus de protection et de sécurité aux femmes autochtones d’envoyer des courriels à leur député ou au premier ministre Justin Trudeau pour leur demander des actions concrètes.

Le taux d'homicides des femmes autochtones est au moins quatre fois supérieur à celui des autres Canadiennes, selon la GRC.

 

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