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Les exportations en Atlantique stagnent depuis 2010

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Une baisse des exportations a été observée au Nouveau-Brunswick et à Terre-Neuve-Labrador depuis 2010.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Canada atlantique n'a pas connu de croissance de ses exportations de marchandises depuis 2010.

Selon un rapport du Conseil économique des provinces de l’Atlantique (CEPA) publié mercredi, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador ont même connu une diminution du nombre total de leurs exportateurs entre 2010 et 2016.

Seule l'Île-du-Prince-Édouard a connu une augmentation supérieure au taux de croissance national de 6 %. Cela s'explique par un bond de 9 % du nombre de ses exportateurs l'an dernier.

 

L'importance des grands exportateurs

L’analyste principal des politiques du CEPA, Fred Bergman, estime que l'augmentation du nombre d'entreprises qui exportent est importante pour l'économie de la région, mais la taille des exportateurs existants est aussi un facteur qu'il ne faut pas négliger, selon lui.

« Dans l'état actuel des choses, les grands exportateurs du Canada atlantique - ceux qui emploient plus de 100 personnes - représentaient près des trois quarts des exportations de marchandises de la région l'année dernière, alors qu'ils représentent 11 % des entreprises exportatrices », explique M. Bergman.

Il estime que la croissance des exportations doit nécessairement s'appuyer sur ces entreprises, puisqu'elles ont davantage les moyens que les PME de développer des marchés étrangers.

Une trop grande dépendance sur un seul marché

Le CEPA rapporte par ailleurs que la grande majorité des exportateurs en Atlantique - 73 % - ont un seul marché à l'étranger, généralement les États-Unis.

« Les entreprises qui exportent sur plus d'un marché international ont une vente moyenne de 23 millions de dollars. Ceux qui exportent vers un seul marché représentent 3,5 millions de dollars », compare l’analyste.

 

L'économiste Pierre-Marcel Desjardins précise que le marché américain a une proximité géographique et culturelle avec le Canada. Il est donc plus simple d'exporter vers les États-Unis que sur d'autres marchés comme l'Asie, le Moyen-Orient ou encore l'Amérique du Sud.

« Ça fait quand même des siècles qu’on fait affaire avec le marché américain. En ce sens, autant on peut souhaiter la diversification, autant cette diversification est difficile à obtenir. »

— Une citation de  Pierre-Marcel Desjardins, économiste

Le conseil remarque cependant un effort de diversification vers les marchés asiatiques ces dernières années. En 2016, le nombre d'entreprises de l'Atlantique qui y ont exporté s'est accru de 20 %, par rapport à 2010. Le pourcentage d'entreprises de la région qui exportent vers l'Asie (16,5 %) demeure toutefois sous la moyenne nationale (19 %).

M. Desjardins souligne à ce propos qu'exporter en Asie représente un défi de taille en raison des différences linguistiques et culturelles.

« Historique, on a fait affaire avec le Japon pour les produits de la mer. Ce qu’il faut réaliser c’est qu'exporter sur des marchés comme la Chine ou le Japon, même si c’est extrêmement intéressant et possible, c’est complexe », souligne le spécialiste.

Ce qui est plus préoccupant, selon le Conseil économique, c'est que le nombre d'entreprises de l'Atlantique qui exportent vers l'Europe a diminué de 12 % depuis 2010, comparativement à la moyenne nationale de 1 % seulement. La tendance pourrait s'inverser avec l'entrée en vigueur récente d'un accord de libre-échange avec l'Union européenne.

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