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Claudia Larochelle : « la nouvelle est le sport des sprinteurs »

Claudia Larochelle
Claudia Larochelle Photo: ICI ARTV

Claudia Larochelle lit et écrit beaucoup, tente de concilier travail et famille et aimerait même enseigner un jour! Curieuse de tout ce qui s'écrit au pays, elle a accepté de faire partie du jury du Prix de la nouvelle Radio-Canada 2018.

La journaliste de formation anime le webmagazine Lire sur ARTV, tient une chronique livres au Téléjournal de Radio-Canada et écrit également pour les magazines L'actualité et Les libraires.

Donner le goût de lire

Claudia Larochelle se dit fière d’avoir peut-être « un peu contribué à sortir de l’ombre quelques plumes en parlant de leurs œuvres » sur l’une ou l’autre de ses tribunes.

Si j’ai pu donner envie de lire à quelques personnes, comme certains m’ont confié, je crois que j’ai une utilité. Être utile, c’est pas mal le but de ma vie.

Claudia Larochelle

Comme lectrice et comme auteure, le genre que Claudia Larochelle préfère, c'est la nouvelle.

J’aime son essence, son esprit, son pouvoir, en peu de mots.

Claudia Larochelle

Quand elle lit des nouvelles, elle cherche « une voix, un style, un souffle aussi », et des atmosphères qui « ensorcellent ».

Nul besoin cependant d'en faire trop pour la séduire : elle aime « ceux qui écrivent à partir de rien, un objet, une mèche de cheveux, l’odeur d’un amant, le rire d’une vieille dame… ceux qui nous tendent la main pour nous faire entrer dans une sorte de photographie en apparence anodine et qui nous laissent l’habiter à notre guise sans tout nous raconter ».

Le bon nouvelliste est un grand coquin qui a plus d’un tour dans son crayon.

Claudia Larochelle

La nouvelle, un sport de sprinteurs

Pour elle, la nouvelle est « le sport des sprinteurs, contrairement au roman, celui des coureurs de fond ». Poursuivant l'analogie, elle explique que « dans un sprint, il faut partir à temps, que le départ soit plus qu’impeccable; il faut tout donner ici et maintenant, le moindre faux pas n’est pas permis ».

Et au passage, elle écorche un mythe littéraire : celui de la chute. Il faut certes savoir terminer une nouvelle dans la grâce et susciter l’ébahissement, mais sans vouloir à tout prix une fin surprenante.

C’est un mythe ça, les finales qui désarçonnent. Une bonne finale, selon moi, laisse le lecteur en suspens sur une réflexion et le change un tout petit peu. En plus d’être coquin, le nouvelliste est aussi agace.

Claudia Larochelle

Si elle avait un dernier conseil pour les auteurs de nouvelles, ce serait de ne pas se regarder écrire.

Je déteste celles et ceux qui veulent à tout prix placer des beaux mots ou des métaphores appuyées, nous "rentrer de force" une image au fond de la gorge pour être bien sûr qu’on salivera, [...] ou [celles et ceux] qui bourrent le texte de références pour épater la galerie. Personne n'est dupe.

Claudia Larochelle

Trouver l'énergie pour écrire

Claudia Larochelle avoue qu'elle « n’arrive pas à de grandes choses » en ce moment  : « L’esprit n’y est pas, je materne et je ne dors pas beaucoup. »

Pour garder la main et parce qu'elle aime écrire, elle a eu envie d’écrire des histoires à ses enfants, et c’est ainsi que sortira en novembre La doudou qui avait peur des dinosaures, puis, au printemps 2018, La doudou qui aimait trop le chocolat, tous deux illustrés par Maira Chiodi (La Bagnole).

À écouter :

Et à travers tous ces projets, elle tente de trouver temps et énergie pour écrire un roman pour adultes.

On dirait qu’à force de lire tellement de bons textes, je développe des complexes qui me bloquent par les temps qui courent. La confiance reviendra. Je l’espère.

Claudia Larochelle

Vous aussi, vous écrivez des nouvelles? Vous avez jusqu'au 31 octobre pour participer au Prix de la nouvelle Radio-Canada!

Véritable tremplin pour les écrivains canadiens, les Prix de la création Radio-Canada sont ouverts à tous, amateurs ou professionnels. Ils récompensent chaque année les meilleurs récits (histoires vécues), nouvelles et poèmes inédits soumis au concours. Les inscriptions sont en cours pour le Prix de la nouvelle Radio-Canada 2018. Envoyez-nous vos textes d'ici le 31 octobre 2017.

La gagnante ou le gagnant remportera :

  • la publication de son texte sur Radio-Canada.ca;
  • une résidence d'écriture au Banff Centre des arts et de la créativité en Alberta; 
  • une bourse de 6000 $, offerte par le Conseil des arts du Canada.
Prix de la nouvelle inscrivez-vous maintenant 

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