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Grave pénurie de psychiatres à l'Île-du-Prince-Édouard

Le ministre de la Santé et du Mieux-être de l'Île-du-Prince-Édouard, Robert Henderson, et les responsables des services de santé mentale, Verna Ryan et la Dre Heather Keizer, ont comparu devant un comité parlementaire.

Le ministre de la Santé et du Mieux-être de l'Île-du-Prince-Édouard, Robert Henderson, et les responsables des services de santé mentale, Verna Ryan et la Dre Heather Keizer, ont comparu devant un comité parlementaire.

Photo : Radio-Canada / Tom Steepe

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Île-du-Prince-Édouard connaît une grave pénurie de psychiatres. Le tiers des postes en psychiatrie sont présentement vacants et la province n'a pas de solution à court terme.

Un texte de François Pierre Dufault

La province insulaire devrait normalement pouvoir compter sur un contingent de 15 à 17 psychiatres pour desservir l'ensemble de sa population. Mais à l'heure actuelle, seulement les deux tiers de ces postes sont occupés. Et de ce nombre, moins de cinq psychiatres acceptent de travailler sur appel ou aux urgences.

Un psychiatre doit venir du Royaume-Uni depuis l'été, mais son arrivée à l'île est retardée à cause d'un problème de visa.

La chef des services de santé mentale, la Dre Heather Keizer, reconnaît qu'il y a une grave pénurie.

Nous sommes dans un creux. Le nombre [de psychiatres] est très bas à l'Île-du-Prince-Édouard. Peut-être le plus bas que nous avons vu depuis longtemps.

La Dre Heather Keizer, chef des services de santé mentale de l'Île-du-Prince-Édouard

Devant un comité parlementaire, mardi, la Dre Heather Keizer a attribué cette pénurie à une combinaison de congés de maladie, de départs volontaires et de retraites, mais aussi à un problème chronique de recrutement et de rétention.

Salaires parmi les plus bas au pays

Le ministre de la Santé et du Mieux-être, Robert Henderson, concède que l'Île-du-Prince-Édouard a du mal à attirer et à retenir du personnel médical, en particulier des psychiatres. Les salaires dans la province sont parmi les plus bas au pays, explique-t-il.

C'est un marché très compétitif.

Robert Henderson, ministre de la Santé et du Mieux-être de l'Île-du-Prince-Édouard

La Dre Heather Keizer croit qu'il faut courtiser davantage les jeunes inscrits aux facultés de médecine à Halifax et à Ottawa. Il s'agit toutefois d'une solution à plus long terme.

« Trop sérieux pour remettre ça à plus tard »

Le député progressiste-conservateur James Aylward, qui brigue la direction de son parti et qui fait de la santé mentale son principal cheval de bataille, croit que la province doit agir rapidement pour régler la pénurie de psychiatres.

Nous devons nous assurer que nous protégeons les insulaires, en particulier ceux qui pensent à l'automutilation ou au suicide. C'est beaucoup trop sérieux pour remettre ça à plus tard.

James Aylward, député progressiste-conservateur de l'Île-du-Prince-Édouard

Entre-temps, les responsables de la santé mentale à l'Île-du-Prince-Édouard se tournent vers la télémédecine.

La Dre Heather Keizer reconnaît que cette option « rend des gens nerveux » parce qu'elle ne permet pas un contact direct entre le médecin et son patient. Mais d'ici à ce que tous les postes vacants en psychiatrie soient pourvus, il s'agit d'une véritable « bouée de sauvetage », dit-elle.

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