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Josiane O’Rourke, de Senneterre à la Nouvelle-Zélande pour enseigner le yoga

Josiane O'Rourke

Josiane O'Rourke

Photo : Gracieuseté : Josiane O'Rourke / Crédit : Sear O'Connor

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Aller voir ailleurs. C'est ce qui motivait Josiane O'Rourke à quitter Senneterre, à l'époque où elle terminait ses études secondaires. S'exiler à l'extérieur aura finalement suffi pour qu'elle réalise qu'on peut sortir la fille du bois, mais que les racines, elles, sont toujours aussi solidement accrochées.

Une rencontre d’Angie Landry

Josiane O’Rourke est professeure de yoga sur terre - en studio, chez les gens, dans les parcs et en entreprise - mais elle le fait aussi « sur mer », sur différents plans d’eau dans le monde. Elle pratique et enseigne le yoga sur Stand Up Paddle Board (SUP) sur le fleuve St-Laurent depuis sept ans. Mais au cours des deux dernières années, elle a traversé la planète pour exercer son métier en Nouvelle-Zélande.

 

Pour la troisième fois, elle s’apprête à quitter le sol québécois pour aller rejoindre son époux à plus de 24 h de décalage horaire. Pendant les prochains six mois, elle vivra au rythme de son emploi à Wellington.

La Nouvelle-Zélande se distingue notamment par ses montagnes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La Nouvelle-Zélande se distingue notamment par ses montagnes.

Photo : iStock

Saisir les opportunités

Appelé à travailler dans les multiples décors qui ont servi aux différents épisodes des films cultes Le Seigneur des anneaux et Le Hobbit, c’est le mari de Josiane, qui oeuvre dans le milieu du cinéma, qui a laissé germer l’idée qu'elle le rejoigne.

Elle vit maintenant des opportunités de yoga qui lui permettent de joindre à l’utile cette passion du voyage.

« Je voyage depuis belle lurette, soutient Josiane. Tout a commencé par un échange étudiant aux États-Unis après le secondaire, mais j’ai eu la piqûre et je me suis assurée de voyager régulièrement depuis. Je suis allée quelques fois en Amérique centrale, en Amérique du Sud, en Australie. Plus récemment j’ai commencé l’exploration de l’Asie et je suis allée en Europe », raconte celle qui s’est mariée dans les contrées uniques de l’Irlande.

Comme la pratique du yoga est accessible dans le monde entier et qu’elle parle anglais, il a été somme toute facile, pour Josiane, de trouver des studios de yoga où travailler jusqu’à maintenant.

Josiane O'Rourke est professeure de yoga terre et mer.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Josiane O'Rourke est professeure de yoga terre et mer.

Photo : Gracieuseté : Josiane O'Rourke / Crédit : Sean O'Connor

Je veux que les gens soient heureux, zen, prennent du temps pour eux et développent de saines habitudes de vie. Je veux qu’ils trouvent l’équilibre!

Josiane O'Rourke

Nouvelle-Zélande et l’Abitibi : la nature et la chaleur des gens

Ce n’est pas un hasard si Josiane a accepté de rejoindre son mari et de faire le saut pour s’installer quelques mois par année sur le continent le plus loin de l’Amérique du Nord.

« Il y a le choix de la destination. La Nouvelle-Zélande, c’est très nature. On y retrouve nos repères quand même facilement, les gens sont très gentils, chaleureux et conviviaux. On retrouve ça au Québec, mais surtout en Abitibi. Je pense qu’en choisissant cette destination, ça facilite beaucoup l’adaptation », estime Josiane.

Josiane O'RourkeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Josiane O'Rourke

Photo : Gracieuseté : Josiane O'Rourke / Crédit : Sean O'Connor

Josiane O’Rourke estime que d’avoir vécu en Abitibi-Témiscamingue dans ses premières années de vie lui a donné le contexte idéal pour grandir avec une grande liberté.

J’avais accès à de grands espaces et en voyage, j’ai ce désir de liberté, de retrouver la nature sous d’autres formes et de grands espaces. C’est beaucoup resté en moi.

Josiane O'Rourke

Quitter l’Abitibi : un recul nécessaire

Comme bien d’autres jeunes de la région, Josiane O’Rourke a ressenti le besoin de quitter après les études secondaires pour « aller voir ailleurs ». Elle souhaitait ainsi connaître ce qui l’attendait à l’extérieur d’un contexte économique plus difficile, qui sévissait début des années 2000.

Après un échange aux États-Unis à la fin de son diplôme d’études secondaires, Josiane s'est rendue à Jonquière, au Saguenay, pour compléter ses études collégiales en Art et technologie des médias (ATM). C’est là qu’elle a rencontré son mari. Elle a ensuite quitté vers Montréal pour travailler en cinéma, mais elle réorientera plus tard sa carrière en raison de l’instabilité du domaine.

« Pour être totalement honnête, raconte Josiane, je suis partie de la région, car je trouvais qu’il ne s’y passait rien! J’avais soif d’aventure et de dépaysement! Je n’avais pas compris qu’il y avait de l’espace pour être entrepreneur, pour prendre la relève, pour créer », avoue-t-elle.

Désormais, chaque fois qu’un contrat se termine en Nouvelle-Zélande, il est impératif pour elle de ramener ses pénates au Québec pour les autres six mois de l’année. « Les racines, pour ma part, sont fortes », soutient-elle.

Même si ses parents ne demeurent plus dans la région depuis quelques années, Josiane avoue se faire un devoir de revenir en Abitibi-Témiscamingue chaque année. « Je suis toujours agréablement surprise de la voir évoluer, changer et se dégourdir. Et je suis souvent envieuse de la qualité de vie des gens! », avoue-t-elle.

Quand je me regarde aujourd’hui avec mon amour pour la nature, les grands espaces, les lacs calmes et la liberté, je me rends compte que la pomme n’est pas tombée bien loin de l’arbre… ou que la cocotte n’est pas tombée bien loin de l’épinette!

Josiane O'Rourke

Vous connaissez quelqu'un de la région qui laisse sa marque régionale à l'international? Écrivez-nous : angie.landry@radio-canada.ca

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