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  • Envoyé spécial
  • Porto Rico, une île dévastée

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    L'île de Porto Rico se relève très lentement du passage de l'ouragan Maria. Les habitants manquent de tout et certains attendent toujours que l'aide arrive.

    Un reportage de Christian Latreille

    Maria a laissé le long de sa route à Porto Rico un tunnel de désolation. L'ouragan a brisé, comme des allumettes de bois, des arbres et des pylônes en béton.

    Presque toute l'île est sans électricité depuis deux semaines.

    Rachel Ayala, 70 ans, est née à Loiza, à l'est de la capitale San Juan. Elle n'en peut plus d'attendre de l'aide. Sa maison est ravagée et le toit arraché. La cour arrière est une zone de guerre. Elle a tout de même réussi à s'enfuir, dit-elle, 15 minutes avant l'arrivée de Maria.

    Une heure plus tard, tout était détruit.

    Les dégâts sont pires encore chez son voisin Luis. Un arbre s'est écrasé sur sa demeure. Il n'en reste plus rien.

    « Je me sens mal, je suis triste. Moi, ma femme et mes trois enfants devons habiter chez ma grand-mère dans une petite chambre », explique Luis Alvarez

    Sans électricité, sans climatisation à Loíza, le barbier Juan Pablo Quiñones, offre ses services à l'extérieur pour la première fois. Dix-sept clients se sont assis dans sa chaise, une très bonne journée pour un lundi, dit-il. Il continuera dehors jusqu'à ce que le courant soit rétabli.

    Sans électricité, sans climatisation à Loíza, le barbier Juan Pablo Quiñones, offre ses services à l'extérieur pour la première fois. Dix-sept clients se sont assis dans sa chaise, une très bonne journée pour un lundi, dit-il. Il continuera dehors jusqu'à ce que le courant soit rétabli.

    Photo : Radio-Canada / Marcel Calfat

    La vie à Porto Rico est devenue, pour ses 3,5 millions d'habitants, une longue file d'attente. Les gens attendent pour de l'essence, pour de l'argent à la banque, pour de la glace, une denrée rare sur l'île.

    Le propriétaire de l'usine en fabrique 165 000 kilos quotidiennement. Il aurait besoin de 2 millions de kilos par jour.

    

À la station service, Rachel Gutierrez se trouve chanceuse de n'avoir qu'à attendre une heure pour de l'essence. La veille les gens ont patienté six heures. Sa voiture est à sec, dit-elle. 
« J'attends pour remplir le bidon. Puis je devrai attendre encore pour remplir le réservoir de ma voiture. Et puis j'attendrai pour de la glace. »

    À la station service, Rachel Gutierrez se trouve chanceuse de n'avoir qu'à attendre une heure pour de l'essence. La veille les gens ont patienté six heures. Sa voiture est à sec, dit-elle. «J'attends pour remplir le bidon. Puis je devrai attendre encore pour remplir le réservoir de ma voiture. Et puis j'attendrai pour de la glace. »

    Photo : Radio-Canada / Marcel Calfat

    « Je suis incapable de faire assez de glace pour tout le monde et ça me rend triste », explique le propriétaire de Las Flores Ice Nelson Gutierrez.

    Sans courant dans une grande partie de l'île, il y a un manque criant de glace. À Rio Grande, les gens attendent des heures pour un ou deux sacs de glace de sept kilos chacun.  Le propriétaire de la fabrique dit ne pas pouvoir fournir à la demande. Et cela cause parfois des tensions dans les longues files d'attente.

    Sans courant dans une grande partie de l'île, il y a un manque criant de glace. À Rio Grande, les gens attendent des heures pour un ou deux sacs de glace de sept kilos chacun. Le propriétaire de la fabrique dit ne pas pouvoir fournir à la demande. Et cela cause parfois des tensions dans les longues files d'attente.

    Photo : Radio-Canada / Marcel Calfat

    Porto Rico vit le pire désastre naturel de son histoire après une grave crise économique.

    On commence à peine à remonter les lignes électriques.

    International