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Les États-Unis attaquent à nouveau la Colombie-Britannique sur le commerce du vin

Des bouteilles de vin sur les rayons d'un magasin
Le gouvernement américain dépose une deuxième plainte officielle devant l'Organisation mondiale du commerce contre le Canada, relativement aux vins de la Colombie-Britannique. Photo: Reuters / Regis Duvignau
Radio-Canada

Washington estime que les vins américains sont défavorisés par rapport aux vins locaux dans les épiceries de la Colombie-Britannique. Une deuxième plainte déposée à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) allègue que la province agit de façon discriminatoire contre les vins américains, en autorisant des espaces réservés aux vins locaux dans les épiceries.

Le gouvernement américain dénonce ce qu'il appelle des pratiques commerciales injustes qui accordent un avantage aux produits britanno-colombiens.

Selon le département du Commerce, la politique de la province constitue une violation du traité de libre-échange entre les deux pays. Il demande d'obtenir une chance égale pour commercialiser ses vins.

Une première plainte avait déjà été déposée à l'Organisation mondiale du commerce par les États-Unis en janvier, exigeant des mesures immédiates.

Les règles discriminatoires de la Colombie-Britannique continuent de représenter un problème important pour les vignerons. Nous demandons qu'ils soient traités de façon juste et équitable dans le marché du vin en Colombie-Britannique.

Amelia Breinig, porte-parole du département du Commerce des États-Unis

Bruno Gerves, consultant et importateur de vin en Alberta et en Colombie-Britannique, explique que le gouvernement américain a, en quelque sorte, réactivé sa plainte initiale d'une façon un peu différente, pour insister sur le problème.

Bruno Gervès, consultant et importateur de vinBruno Gervès, consultant et importateur de vin

Il est d'avis que les Américains se battent pour un principe et non pas pour faire du profit, la Colombie-Britannique ne comptant que 16 espaces de la sorte, une quantité négligeable pour vendre les vins américains.

La vraie question est la suivante : le fait qu'il existe des magasins d'alcool qui ne vendent que des produits locaux, est-ce une entorse aux règles établies? Est-ce qu'il est juste de donner un avantage phénoménal aux vins produits dans la province au détriment des vins importés?

Bruno Gerves, consultant en alcool en Alberta et en Colombie-Britannique

L'ancienne ministre du Commerce de la province, Shirley Bond, avait répondu, en janvier, que la province défendrait l'industrie du vin et ses vignerons contre la pression américaine.

Avec les informations de Pierre Martineau

Avec les informations de La Presse canadienne

Colombie-Britannique et Yukon

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