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Les résultats des partielles permettent-ils de prédire ceux des élections générales?

Geneviève Guilbault était tout sourire lorsqu’elle s’est présentée devant les militants de la CAQ. Elle était accompagnée du chef François Legault et d'autres militants caquistes.

Geneviève Guilbault était tout sourire lorsqu’elle s’est présentée devant les militants de la CAQ. Elle était accompagnée du chef François Legault.

Photo : Radio-Canada / Alexandra Duval

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Coalition avenir Québec (CAQ) a le vent dans les voiles au lendemain de sa victoire convaincante dans Louis-Hébert, une circonscription pourtant acquise au Parti libéral depuis 2003. Mais cette victoire permet-elle de prédire le résultat des prochaines élections générales?

Un texte de Hugo Lavallée, correspondant parlementaire à Québec

« Une élection partielle, c'est un bon thermomètre parce que ça vous donne la température dans une partie du Québec à un moment donné », répond le professeur au Département de science politique de l'Université Laval, Louis Massicotte, un des rares politologues québécois à s'être penché sur la question. « Ce n'est cependant pas nécessairement un bon baromètre. »

Il rappelle plusieurs cas de figure où des partis d'opposition sont parvenus à ravir une circonscription au gouvernement, dans le cadre d'une élection partielle, sans pour autant réussir à arracher la victoire aux élections générales suivantes.

« De 1976 à 1980, les libéraux avaient remporté 11 élections partielles sur 11. Donc quand l'élection est arrivée en 1981, ils étaient très confiants et ils ont perdu l'élection générale et même perdu certaines des circonscriptions qu'ils avaient gagnées lors des élections partielles. »

L'histoire s'est répétée en 2002. L'Action démocratique du Québec (ADQ) avait ravi quatre circonscriptions au Parti québécois (PQ), sans pour autant réussir à conquérir le pouvoir l'année suivante.

Bref, mieux vaut ne pas se fier aux résultats d'élections partielles pour faire des prédictions.

« La politique, c'est par essence le domaine de l'imprévisible. »

— Une citation de  Louis Massicotte, politologue
Visiblement déçue, la candidate libérale, Ihssane El Ghernati, était accompagnée du premier ministre Philippe Couillard et d'autres militants du Parti libéral.
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Visiblement déçue, la candidate libérale, Ihssane El Ghernati, était accompagnée du premier ministre Philippe Couillard.

Photo : Radio-Canada / Olivier Lemieux

Les libéraux encaissent le coup

Entre-temps, les membres du caucus libéral encaissent le coup : « On a eu une belle claque sur la gueule », a déclaré sans détour le député libéral de Vanier-Les Rivières, Patrick Huot, à l'entrée du caucus libéral.

« Un coup de tonnerre... je pense que l'expression s'applique certainement. On doit en tenir compte. On ne peut pas banaliser un résultat comme celui-là. »

— Une citation de  Jean-Marc Fournier, leader parlementaire du gouvernement libéral

Remaniement ministériel, prorogation de la session parlementaire avec, à la clef, nouveau discours d'ouverture : les scénarios auxquels le gouvernement pourrait recourir pour se donner un nouvel élan ont continué d'alimenter la chronique, mardi, à l'Assemblée nationale.

Le gouvernement libéral refuse pour l'instant de confirmer quoi que ce soit. « À quelques heures du résultat, je pense que ce serait un peu tôt », a indiqué M. Fournier.

Pour les partis d'opposition, la déconvenue du PLQ démontre bien que celui-ci est au bout du rouleau.

Le chef de la CAQ, François Legault, parle d'un changement de « dynamique » et soutient que le résultat de la partielle place la CAQ en pole position en vue des prochaines élections.

« Ça veut dire que, si les choses restent comme elles sont actuellement, la CAQ pourrait gagner partout au Québec. Donc, c'est un bon message pour le reste du Québec aussi. »

— Une citation de  François Legault, chef de la CAQ

Le chef du PQ, Jean-François Lisée, ne voit pas pour sa part comment le premier ministre pourrait maintenant reprendre l'initiative, et ce, même s'il remaniait son cabinet.

Philippe Couillard « a beau réorganiser les chaises sur le pont du Titanic, ça va revenir essentiellement au même », prédit-il.

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