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Fatah et Hamas sur le difficile chemin de la réconciliation

Cinq hommes politiques palestiniens réunis à Gaza.
Sur cette photo, prise lundi soir, on peut voir, de gauche à droite, le chef du Hamas dans la bande de Gaza, Yahya Sinwar, le directeur du renseignement palestinien, Majid Faraj, le chef du bureau politique du Hamas, Ismaël Haniyeh, le premier ministre palestinien Rami Hamdallah. Photo: La Presse canadienne / AP/Bureau du premier ministre palestinien
Reuters

Le premier ministre de l'Autorité palestinienne Rami Hamdallah a présidé mardi son premier conseil des ministres à Gaza depuis que le Hamas s'est emparé de l'enclave en 2007, après un bref conflit armé avec les forces fidèles au Fatah.

Cette séance devait symboliser l'entreprise de réconciliation entamée par le Fatah du président Mahmoud Abbas - qui gouverne la Cisjordanie - et le mouvement islamiste qui règne à Gaza. L'opération se déroule sous la supervision de l'Égypte et d'autres pays arabes.

Aujourd'hui, nous sommes face à un moment important, historique, alors que nous commençons à surmonter nos blessures, à mettre de côté nos divergences, et à placer l'intérêt national au-dessus de tout.

Rami Hamdallah, premier ministre palestinien

Le Hamas, considéré par Israël et les pays occidentaux comme un groupe terroriste, a annoncé en septembre le démantèlement de l'exécutif qu'il avait mis en place à Gaza et a invité le gouvernement d'union, dont la formation a été décidée en 2014, à prendre la relève.

Même si le mouvement islamiste transférera ses responsabilités administratives au gouvernement d'union, son bras armé restera la force dominante dans l'enclave de deux millions d'habitants.

Remettre les institutions officielles dans leur cadre légal et légitime, mettre fin à toutes les conséquences de la division exigera des efforts éprouvants et beaucoup de patience, de temps et de sagesse, nous le savons.

Rami Hamdallah, premier ministre palestinien

Lundi sur la chaîne égyptienne CBC, Mahmoud Abbas a déclaré qu'il ne pouvait y avoir qu'« un État, un régime, une loi et une arme » dans la bande de Gaza, réaffirmant sa volonté de voir l'Autorité palestinienne qu'il préside reprendre la main sur la sécurité du territoire.

Sanctions maintenues

Un porte-parole de l'Autorité palestinienne a précisé qu'Abbas ne comptait pas lever les sanctions imposées à Gaza à ce stade, mais plutôt attendre le résultat de discussions programmées entre le Fatah et le Hamas au cours des deux prochaines semaines.

L'Autorité palestinienne a cessé en juin dernier de payer à Israël les factures d'électricité pour l'enclave, afin d'accentuer les pressions sur le Hamas. Il a également gelé le salaire des fonctionnaires qui s'y trouvent.

Quelque 3000 membres de la police du Fatah seront intégrés progressivement au sein de la police de Gaza sous la supervision du ministère de l'Intérieur dirigé par Rami Hamdallah lui-même.

L'aile militaire du Hamas, qui serait formée de 25 000 hommes bien équipés, restera toutefois la force dominante de l'enclave, peuplée de deux millions d'habitants.

Les États-Unis, qui s'efforcent de relancer le processus de paix israélo-palestinien, au point mort depuis 2014, suivent attentivement les développements à Gaza, avec l'objectif d'améliorer la situation humanitaire dans le territoire, a déclaré sur Twitter l'émissaire de Donald Trump pour le Proche-Orient, Jason Greenblatt.

Mais, a-t-il ajouté : « Les États-Unis soulignent que tout gouvernement palestinien doit explicitement et sans ambiguïté s'engager pour la non-violence, reconnaître l'État d'Israël, accepter les précédents accords et obligations entre les parties, et des négociations pacifiques. »

Toutes des conditions que le Hamas rejette.

International